Après Le Caire, j’ai décidé de descendre vers Hurgadha sur la mer Rouge. C’est environ 5 à 6 heures de bus, environ 200 à 300 livres égyptiennes, donc quelque chose comme 8 à 12 dollars canadiens, vraiment pas cher pour la distance. Et une route assez directe à travers le désert. Déjà, trouver le bus…

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Hurgadha

Après Le Caire, j’ai décidé de descendre vers Hurgadha sur la mer Rouge. C’est environ 5 à 6 heures de bus, environ 200 à 300 livres égyptiennes, donc quelque chose comme 8 à 12 dollars canadiens, vraiment pas cher pour la distance. Et une route assez directe à travers le désert.

Déjà, trouver le bus a été une mission en soi. Rien à voir avec l’Asie où tout est hyper organisé, avec des apps, des panneaux clairs, des plateformes numérotées. Ici, j’arrive à la station et c’est un chaos organisé : plusieurs bus alignés, des gens qui crient des destinations, personne qui parle vraiment anglais, et moi qui me promène de véhicule en véhicule en demandant “Hurgadha?” à tout le monde comme si c’était un mot magique. On me pointe dans trois directions différentes, on me dit d’attendre, puis non, finalement de monter dans un autre bus, puis de redescendre. Franchement, j’ai presque cru que j’allais rester coincée là.

Après quelques minutes de confusion totale, j’ai fini par embarquer dans le bon. Et une fois sortie du chaos de la station, la route a complètement changé l’ambiance du voyage.

On quitte Le Caire et très vite, tout devient désert. Des kilomètres et des kilomètres de sable, de roche, de vide. Et puis petit à petit, la mer Rouge commence à apparaître. D’abord juste des reflets bleus au loin, puis de vraies étendues d’eau turquoise, presque irréelles dans ce décor sec et aride. Il y a quelque chose de très hypnotisant à voir cette eau aussi lumineuse au milieu du désert. C’est comme si deux mondes complètement opposés se touchaient sans se mélanger.

Quand je suis arrivée à Hurgadha, la ville avait une vibe très différente du reste de l’Égypte que j’avais vu jusque-là. C’est clairement une ville construite pour le tourisme : hôtels, resorts, restaurants, boutiques de souvenirs, excursions de plongée partout. Tout est pensé pour les voyageurs, parfois un peu artificiel, mais en même temps très pratique et facile à vivre. Ce n’est pas une ville historique comme Le Caire, c’est une ville balnéaire, tournée vers la mer et les activités nautiques. Mais ce qui sauve tout, c’est justement la mer Rouge. L’eau est d’une clarté presque absurde, avec des teintes de bleu et de turquoise qui changent selon la lumière. Même si la ville est touristique, la mer, elle, est spectaculaire sans effort.

Je me suis installée à l’auberge White Roof. Globalement, c’était une super expérience. L’endroit est simple mais bien situé, pas cher, et surtout il y a un rooftop avec vue sur la mer Rouge. Le genre de place où tu peux rester assise longtemps sans rien faire juste parce que la vue suffit. Le seul vrai problème… c’était la climatisation. En gros, elle fonctionnait à moitié, donc j’ai alterné entre je profite de la vibe et je suis en train de fondre lentement dans mon lit. Mais honnêtement, ça faisait presque partie de l’expérience.

Je suis arrivée en fin d’après-midi, j’ai fait mon check-in, puis je suis allée marcher un peu dans la ville. Hurgadha, c’est plein de petites boutiques, de vendeurs, de restos de poisson, de gens qui t’appellent pour des excursions en bateau ou de plongée. C’est vivant, mais d’une manière plus touristique que le Caire. Le soir, je suis montée sur le rooftop de l’hôtel et c’est là que j’ai rencontré la fille du propriétaire, une petite fille d’environ 6 ans.

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On ne parlait pas la même langue, évidemment, mais ça n’a absolument rien empêché. On a passé la soirée à jouer, à rire, et surtout à lui faire des coiffures dans les cheveux. Elle était fascinée par mes cheveux, moi par sa curiosité constante et son énergie. On se comprenait avec des gestes, des sourires, des éclats de rire. C’était simple, léger, sans aucune barrière. Pendant mon séjour, je l’ai revue plusieurs fois et on a fini par passer pas mal de temps ensemble sur le rooftop. C’était probablement l’une des rencontres les plus douces de ce voyage, justement parce qu’elle était totalement imprévue.

Le lendemain, j’avais besoin de mer. Vraiment. Une grosse dose de plage, de soleil, de rien faire. J’ai choisi El Sakia Beach, une plage publique à Hurgadha. Beaucoup de plages ici sont privées ou payantes, mais celle-là a un bon rapport qualité-prix. L’entrée coûte environ 100 à 150 livres égyptiennes (quelques dollars canadiens) et ça inclut un transat, ce qui est déjà très correct.

J’ai passé la journée là-bas à lire, à me faire griller au soleil, à regarder la mer Rouge sans vraiment penser à grand-chose. L’eau est tellement claire qu’on voit les poissons même près du bord. C’est le genre d’endroit où le temps disparaît un peu.

C’est là que j’ai rencontré Mustafa. Un Égyptien avec ses deux enfants, très chaleureux, très naturel. Ça s’est fait sans scénario : quelques mots échangés sur la plage, un sourire, puis une conversation qui dure sans qu’on s’en rende compte. Il avait cette présence très simple, très stable, le genre de personne avec qui le silence n’est jamais gênant. Ses enfants, eux, étaient impossibles à ignorer : curieux de tout, toujours en mouvement, à moitié dans l’eau, à moitié en train de poser des questions qu’ils n’attendaient même pas de réponse. Ils venaient jouer autour de moi, me montrer des coquillages, courir entre les serviettes. Il y avait quelque chose de très vivant et très doux dans cette dynamique familiale.

On a fini par passer l’après-midi ensemble comme si on se connaissait depuis longtemps. Pas de pression, pas de “touriste / local”, juste des gens qui partagent un moment au bord de la mer Rouge. Il m’a expliqué un peu leur quotidien à Hurgadha, la vie entre travail, école, mer, et saison touristique. Et j’ai commencé à comprendre que derrière les hôtels et les plages, il y avait une vraie vie locale, avec ses habitudes, ses défis, mais aussi beaucoup de chaleur humaine.

Puis, à un moment complètement inattendu, il m’a invitée chez eux pour le soir. J’étais un peu surprise, mais il y avait quelque chose de tellement naturel dans sa manière de le proposer que ça ne ressemblait pas à une invitation “touristique”, mais vraiment à un prolongement de la journée.

C’était la première fois que j’entrais dans une vraie maison égyptienne, loin des zones touristiques. Pas de décor pour visiteurs, pas de mise en scène. Juste un appartement simple, vivant, avec des objets du quotidien, des enfants qui courent partout, et une odeur de cuisine qui te dit immédiatement que tu n’es plus dans un hôtel.

On a mangé ensemble un repas complètement maison. Il y avait du riz épicé (très parfumé, avec des épices qui rappellent un peu le cumin et la cannelle), du poisson grillé directement de la mer Rouge, des salades fraîches avec tomates et concombres, du pain chaud, et plusieurs petits plats posés au centre que tout le monde partageait. Rien n’était individuel : tout le monde mangeait dans les mêmes plats, en continuant de parler, de rire, de servir les enfants. C’était simple, mais incroyablement généreux. Ce genre de repas où tu sens que la nourriture n’est pas juste de la nourriture, mais un moment social.

Après le repas, Mustafa s’est mis à parler un peu plus de sa vie. Il ne l’a pas racontée comme quelque chose de dramatique, mais avec une forme de calme très digne. Il m’a expliqué qu’il avait perdu sa femme il y a quelques années. Depuis, il élève seul ses deux enfants. Et ce qui m’a marqué, ce n’est pas seulement l’histoire en soi, mais la façon dont il en parlait : sans plainte, sans lourdeur, mais avec une grande présence.

Il m’a dit que sa femme était quelqu’un de très sociable, quelqu’un qui aimait recevoir, rencontrer des voyageurs, discuter avec des gens de partout. Et que plusieurs des contacts qu’il avait aujourd’hui venaient encore de cette ouverture qu’elle avait apportée dans leur vie. C’était comme si cette énergie-là continuait de circuler dans la maison, même en son absence. Les gens passaient, restaient connectés, revenaient parfois des années plus tard. Et lui, il continuait à faire vivre ça, à sa manière, avec ses enfants.

Ses deux enfants, d’ailleurs, étaient incroyablement attachants. Le plus jeune avait cette énergie explosive, toujours en train de courir, de rire, de poser des questions. L’autre était plus calme, plus observateur, mais tout aussi curieux. On jouait un peu, on parlait avec des gestes, parfois on se comprenait juste avec des expressions. Il y avait quelque chose de très pur dans cette interaction, parce qu’il n’y avait aucune barrière linguistique ou sociale compliquée à traverser.

Ce qui m’a marqué chez Mustafa, c’est vraiment cette gentillesse tranquille. Pas spectaculaire, pas démonstrative. Juste stable. Le genre de personne qui ne cherche pas à impressionner, mais qui te met immédiatement à l’aise.

Mustafa a aussi une petite compagnie de plongée sous-marine à Hurgadha. Et là, il m’a dit quelque chose que je n’oublierai pas :
“Si tu veux, demain j’ai une plongée avec un groupe, tu peux te joindre à nous. Je te l’offre.”

Je me souviens avoir hésité une demi-seconde, puis avoir dit oui immédiatement.

Le lendemain matin, je me suis retrouvée dans son jeep avec le groupe, direction la mer. L’ambiance était déjà différente : équipement de plongée partout, bouteilles, combinaisons encore humides, discussions sur les spots de plongée du jour. Mustafa, lui, était dans son rôle de guide, très concentré, très professionnel, mais toujours avec ce côté humain calme.

La plongée en mer Rouge a été irréelle. Une fois sous l’eau, tout change. Le bruit disparaît complètement. Tu n’entends plus que ta respiration à travers le détendeur, ce rythme lent et régulier. Et devant toi, c’est un monde entier qui s’ouvre.

Les coraux forment des structures énormes, parfois comme des forêts sous-marines. Les couleurs sont presque irréelles : oranges, violets, bleus profonds, jaunes lumineux. Des bancs de poissons passent comme des nuages en mouvement, parfaitement coordonnés. Parfois, tu restes immobile et tu regardes simplement la vie bouger autour de toi sans rien faire. Il y a un moment où j’ai compris pourquoi la mer Rouge est considérée comme l’un des meilleurs endroits de plongée au monde : ce n’est pas juste beau, c’est vivant, partout, tout le temps.

On a aussi vu des poissons-papillons, des poissons-perroquets qui grignotaient les coraux, et des formations qui donnaient presque l’impression d’être dans un paysage d’un autre planète. C’est difficile à expliquer sans avoir été dedans, mais tout devient lent, fluide, presque méditatif.

Quand on est remontés à la surface, j’avais cette sensation très particulière d’avoir quitté le monde pendant un moment.

À la fin de cette expérience, j’étais profondément reconnaissante. Pas seulement pour la plongée, mais pour toute la rencontre avec Mustafa et ses enfants, pour la manière dont cette journée s’était construite sans plan, sans attente.

Je lui ai donné de l’argent en partant, pas du tout par obligation ou par gêne, mais parce que j’avais envie de contribuer, à ma façon, à ce qu’il faisait — pour moi, pour d’autres voyageurs, et pour sa famille. Il a été difficile pour Mustafa d’accepter l’argent, j’ai dû la laisser dans une porte de son jeep, quel égo lol.

Aujourd’hui encore, on s’écrit parfois sur WhatsApp. On s’envoie des photos, des nouvelles, des petits messages. Rien de constant, mais quelque chose qui existe encore. Et c’est probablement ça que je retiens le plus : pas juste une rencontre de voyage, mais un lien humain très simple, qui a continué à exister après le moment.

Le soir même, je suis allée visiter la mosquée Al Mina à Hurgadha. C’est une grande mosquée moderne située près du port, connue pour son architecture blanche éclatante qui contraste fortement avec le reste de la ville. De loin déjà, tu vois ses deux minarets élancés qui se découpent dans le ciel, surtout au coucher du soleil, quand la lumière devient dorée et que tout le bâtiment semble presque briller.

Al Mina Mosque a été construite dans une volonté assez récente de donner à la ville touristique un lieu de culte central et visible, un espace qui rappelle que derrière les resorts et les plages, il y a aussi une vie religieuse quotidienne bien présente. C’est une mosquée active, donc elle n’est pas seulement un lieu touristique : elle est utilisée tous les jours pour les prières, ce qui change complètement l’énergie du lieu.

L’entrée est généralement gratuite, mais comme dans toutes les mosquées, il y a un vrai cadre à respecter. Il faut être habillé de façon modeste : épaules et jambes couvertes, vêtements amples, et pour les femmes, un foulard pour couvrir les cheveux. Si quelqu’un n’est pas habillé correctement, on peut te prêter un tissu à l’entrée. Avant d’entrer dans la salle de prière, tout le monde enlève ses chaussures et les dépose à l’extérieur ou sur des étagères prévues à cet effet. Il y a aussi une règle implicite très importante : parler doucement, éviter de déranger, et respecter les personnes qui prient ou se recueillent.

Quand tu entres, l’effet est immédiat. L’intérieur est extrêmement lumineux, presque immaculé. Les murs blancs réfléchissent la lumière naturelle, et les grandes arches donnent une impression d’espace très ouvert, presque aérien. Le plafond est décoré de motifs géométriques et calligraphiques typiques de l’art islamique, avec des arabesques et des inscriptions en arabe qui rappellent des versets du Coran. Tout est symétrique, équilibré, pensé pour créer une sensation d’ordre et de paix visuelle.

La salle de prière principale est immense, avec un tapis rouge profond qui recouvre tout le sol et guide naturellement les rangées de fidèles. Même quand il n’y a pas beaucoup de monde, tu peux imaginer facilement la manière dont l’espace se remplit pendant les prières collectives. Les niches dans les murs, les lustres suspendus et les ouvertures hautes qui laissent entrer la lumière créent une atmosphère très particulière, à la fois simple et grandiose.

Ce qui m’a marqué, c’est le contraste avec l’extérieur. À quelques minutes de là, tu as une ville touristique animée, bruyante, remplie de restaurants, de vendeurs, de voitures et de musique. Et à l’intérieur de la mosquée, tout s’arrête. Le rythme change complètement. Même en tant que visiteur, tu ressens quelque chose de très calme, presque enveloppant. Pas dans un sens religieux imposé, mais dans une manière très humaine de ralentir.

C’est un endroit où le silence a du poids. Où même les petits sons — un pas, une porte, un tissu qui bouge — semblent amplifiés. Et paradoxalement, ce calme n’est pas vide : il est habité. Par les prières, par les gens qui passent, par une routine quotidienne qui continue indépendamment des touristes.

En sortant, j’ai eu cette impression très nette d’être passée, en quelques minutes, d’un monde à un autre. Comme si Hurgadha avait deux couches : celle du tourisme, de la plage et du mouvement, et celle plus discrète, plus spirituelle, qui continue en parallèle sans chercher à s’imposer.

Le soir, après une journée encore une fois complètement remplie, je suis rentrée à mon auberge un peu fatiguée, mais dans ce genre de fatigue agréable où tu sens que la journée a vraiment existé. Et c’est là que j’ai rencontré deux voyageurs irlandais : Nate et Louis.

Nate et Louis étaient deux amis de longue date, le genre de duo qui se connaît tellement bien que tout est fluide entre eux. Ils avaient cette énergie très simple, très drôle, un peu sarcastique par moments, mais toujours bienveillante. On a commencé à parler sur le roof top de l’auberge, puis la conversation a naturellement dérivé sur les plans du lendemain. Ils partaient à Orange Bay, et sans trop réfléchir, j’ai décidé de les suivre.

Orange Bay, c’est une des excursions les plus populaires depuis Hurgadha. Située sur une des îles du parc national de Giftun, c’est une sorte de carte postale de la mer Rouge : eau turquoise irréelle, sable blanc presque trop parfait, et ambiance très “Caribbean vibes” en plein désert égyptien. Pour y aller, tu pars généralement en bateau depuis le port de Hurgadha. L’excursion coûte en moyenne entre 40 et 80 USD selon ce qui est inclus (transport, repas, équipements de snorkeling, parfois boissons). Le trajet en bateau prend environ 45 minutes à 1 heure, et déjà pendant la traversée, tu comprends pourquoi tout le monde en parle : la mer devient progressivement plus claire, plus bleue, presque fluorescente par endroits.

Le lendemain matin, on s’est donc retrouvés tous les trois sur le bateau avec d’autres voyageurs. L’ambiance était légère, un mélange de musique, de vent, et de gens encore un peu endormis mais excités. Orange Bay est essentiellement une plage aménagée sur une île protégée. Il y a des zones de repos avec des cabanes en bois, des filets suspendus au-dessus de l’eau, des bean bags dans le sable, et beaucoup d’espaces pensés pour juste… ne rien faire. Mais l’activité principale reste la même pour tout le monde : nager, faire du snorkeling, et flotter dans une eau tellement claire que tu vois tes pieds même quand tu es debout loin du bord. On a passé une grande partie de la journée à alterner entre baignade et farniente. À quelques mètres du rivage, il y a déjà des poissons colorés, des petits bancs qui passent entre les gens, et parfois même des zones de coraux visibles. C’est simple, mais incroyablement efficace : tu n’as pas besoin de plus que ça.

Nate et Louis étaient parfaits pour ce genre de journée. Toujours en train de faire des blagues, de raconter des anecdotes de voyage complètement absurdes, ou de comparer leurs expériences dans différents pays. On a aussi passé un moment à juste flotter dans l’eau sans parler, ce genre de silence confortable qui n’a rien de gênant.

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En fin d’après-midi, on a repris le bateau pour retourner à Hurgadha, un peu cramés par le soleil, complètement détendus.

Mais la journée ne s’est pas arrêtée là.

Le soir, on s’est retrouvés tous les trois sur le rooftop de l’auberge. Même vue, même mer Rouge au loin, mais cette fois avec une ambiance complètement différente. On s’est acheté quelques bières locales, on a installé des chaises, et on est restés là à regarder la nuit tomber sur la ville. On a parlé longtemps. De voyages, de pays qu’on avait aimés, de ceux qui nous avaient surpris, de moments un peu chaotiques aussi. Il y avait quelque chose de très simple dans cette soirée : pas de plan, pas de pression, juste trois voyageurs qui partagent une journée ensemble et la prolongent naturellement.

À un moment, on a sorti un jeu de cartes. Rien de compliqué, juste des jeux improvisés avec des règles un peu tordues qu’on changeait au fur et à mesure. On riait beaucoup, surtout quand quelqu’un trichait “sans faire exprès” ou quand on ne comprenait plus les règles.

Et au-dessus de nous, Hurgadha continuait de vivre doucement : les lumières du port, le bruit lointain de la ville, la mer invisible mais toujours présente. C’était une de ces soirées simples qui n’ont rien d’extraordinaire sur le papier, mais qui restent parce qu’elles n’ont pas essayé de l’être.

Et c’est comme ça que s’est terminé Hurgadha pour moi : entre mer, rencontres improbables, chaleur écrasante, et moments très humains qui ne ressemblent à rien de planifié, mais qui restent longtemps après le voyage.

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