Je suis partie à New York avec ma petite mami d’amour. On aime tellement voyager ensemble — c’est notre moment à nous, une bulle où on se retrouve, où on rit pour rien, où on prend le temps de jaser de tout et de rien. Ces voyages-là, ils nous rapprochent d’une façon que le quotidien ne permet pas toujours. Et honnêtement, partir avec elle, c’est déjà une aventure en soi.
New York… la fameuse “Big Apple”. Une ville mythique, construite par des vagues d’immigration venues d’Europe, d’Amérique latine, d’Asie et d’Afrique, qui ont chacune contribué à façonner son identité unique. À l’origine colonisée par les Néerlandais sous le nom de New Amsterdam, elle est ensuite passée aux mains des Britanniques, avant de devenir l’un des plus grands moteurs économiques et culturels du monde moderne. Une ville façonnée par la diversité, où chaque quartier porte encore les traces de ces différentes communautés : Little Italy, Chinatown, Harlem, Williamsburg… comme si chaque coin de rue racontait un chapitre différent de son histoire.

New York, c’est aussi un immense berceau culturel. C’est ici que des mouvements artistiques majeurs ont explosé : le jazz dans Harlem, le hip-hop né dans le Bronx dans les années 70, les scènes punk et underground de Lower East Side, sans oublier Broadway, symbole mondial du théâtre et de la comédie musicale. Les musées comme le Met ou le MoMA témoignent aussi de son rôle central dans l’art et la culture mondiale, rassemblant des œuvres venues de toutes les époques et de tous les continents. Même son architecture raconte son évolution : des buildings historiques côtoyant des gratte-ciels ultra modernes comme si le passé et le futur coexistaient en permanence.
C’est une ville qui a traversé des moments marquants de l’histoire mondiale, des vagues d’immigration massives à Ellis Island où des millions de personnes sont arrivées avec leurs valises, leurs langues et leurs espoirs, jusqu’à devenir le cœur battant du “rêve américain”. Au 19e et début du 20e siècle, ces immigrants ont littéralement bâti la ville : ils ont construit les ponts, les gratte-ciels, les lignes de métro, tout en créant des quartiers entiers qui reflètent encore aujourd’hui leurs origines et leurs traditions.
New York a aussi été au centre de transformations économiques majeures, notamment avec son rôle de capitale financière mondiale à Wall Street, mais aussi des périodes de crise comme la Grande Dépression, suivie de grandes vagues de renouveau urbain. Plus récemment, des événements comme le 11 septembre 2001 ont profondément marqué son identité, renforçant à la fois sa résilience et son sentiment d’unité.
Chaque époque a laissé sa marque, non seulement dans les infrastructures — des immeubles historiques aux gratte-ciels ultra modernes — mais aussi dans la culture quotidienne : la nourriture de rue influencée par le monde entier, les festivals multiculturels, les traditions religieuses et communautaires qui coexistent côte à côte. C’est cette superposition constante d’histoires, de cultures et de générations qui donne à New York son identité profondément cosmopolite et unique au monde.
Mais au-delà de tout ça, New York, c’est surtout une énergie. Une vibe impossible à expliquer tant que tu ne l’as pas vécue.
Comme on est à quelques heures de New York depuis Montréal, on a décidé d’y aller en voiture. Petit roadtrip mami-petite-fille. Sur la route, on s’est arrêtées dans un petit diner-in pour déjeuner. Le genre d’endroit simple, chaleureux, avec du café filtre à volonté et des assiettes bien remplies. C’était super bon, mais surtout… c’était un moment avec ma petite mami d’amour. Assises là, à jaser tranquillement, à rire, à juste être ensemble. Parfois, c’est ça les plus beaux souvenirs.

Puis arrive le moment d’entrer dans New York.
WOW.
Entrer dans New York par le tunnel, c’est comme passer dans un autre monde. T’es dans le noir quelques secondes… puis bam — la ville t’avale. Les lumières, les buildings, l’énergie. J’ai littéralement eu un petit “wow” dans la gorge. Pas un wow forcé — un vrai. Le genre qui te prend par surprise. New York, c’est un mélange complètement absurde de trucs que tu comprends pas trop, mais que t’adores quand même.
Fun fact : ici, il existe de vrais concours de mangeurs de hot-dogs, avec des “pros” qui s’entraînent pour ça. Le record tourne autour de 86 hot-dogs en 10 minutes… oui, 86. On parle d’un événement sérieux, avec environ 10 000 $ à gagner, une ceinture digne de lutteurs, et même une diffusion à la télé chaque 4 juillet. C’est complètement absurde, mais en même temps très “New York”. Et apparemment, certains participants seraient aussi capables de manger de la poutine… bon, là j’ai quelques doutes, mais j’applaudis quand même l’effort
Dans la rue, tu croises aussi les fameux pedicabs — ces vélos-taxis avec des lumières flashy, de la musique qui blast et des chauffeurs qui essaient clairement d’attirer ton attention de toutes les façons possibles. Ça m’a tout de suite fait penser à la Thaïlande, avec cette vibe un peu chaotique et colorée. Par contre, à New York, c’est un peu controversé : les prix peuvent vite devenir exagérés et ça peut donner l’impression d’un petit scam touristique si tu ne fais pas attention. Mais bon, ça fait aussi partie du décor et de l’expérience de la ville — un autre exemple de ce mélange entre fun, chaos et pièges à touristes typiques de New York.
Pis là, sans trop comprendre pourquoi, tu peux tomber sur des moines tibétains en pleine rue qui vendent des bracelets ou qui demandent des dons en prétendant financer la construction d’un temple. Souvent, ils racontent que le projet dure depuis des années, qu’il est presque terminé, ou qu’il manque juste un dernier coup de pouce… mais dans plusieurs cas, c’est surtout une mise en scène pour récolter de l’argent. C’est le genre de moment où tu réalises que New York, c’est aussi ça : une ville où tout peut devenir spectacle, même les interactions les plus inattendues. Mais en même temps, ça fait partie de l’expérience urbaine — apprendre à observer, à comprendre ce qui est authentique et ce qui l’est un peu moins.

Ajoute à ça des mascottes random, des personnages sortis de nulle part, pis t’as un chaos parfaitement organisé.
Mais au-delà de tout ça, ce qui m’a frappée, c’est l’émotion. J’étais émerveillée. Genre vraiment. Comme une enfant qui découvre quelque chose de trop grand pour elle. New York, c’est intense, c’est bruyant, c’est parfois n’importe quoi… mais c’est vivant. J’ai eu un coup de foudre. Direct en arrivant. Tout ce que j’aime dans une ville est là, amplifié x1000. C’est bruyant, y’a du monde partout, ça bouge sans arrêt — ça m’a vraiment fait penser à l’Asie. Cette énergie-là, un peu chaotique mais tellement vivante. J’adore. Genre vraiment… J’ADORE. Au point où j’ai eu une pensée très sérieuse de : ok, je veux habiter ici.
Chaque quartier est comme un monde différent. Tu passes de SoHo à Chinatown, de Brooklyn à Harlem, pis t’as l’impression de changer de pays en quelques stations de métro. C’est ça qui est fou.
SoHo, c’est le côté chic et artistique de Manhattan. Des rues pavées, des lofts industriels transformés en galeries d’art, des boutiques de luxe et des cafés hyper stylés. Tout est beau, un peu “aesthetic”, comme si chaque coin de rue avait été pensé pour être photographié.
Chinatown, c’est complètement une autre ambiance. Tu changes d’énergie en quelques pas : enseignes en chinois, odeurs de bouffe qui sortent des petits restos, marchés bondés, poissonnerie, fruits exotiques, et une vie de quartier très intense. C’est bruyant, vivant, authentique, et tu as vraiment l’impression d’être ailleurs dans le monde.
Brooklyn, lui, a une vibe plus relax et créative. Des cafés indépendants, des murals de street art, des parcs avec vue sur Manhattan, et une ambiance un peu plus local malgré la taille énorme du borough. C’est là que tu ressens un New York plus quotidien, moins touristique, mais super vibrant.
Harlem, c’est riche en histoire et en culture. Berceau majeur du jazz et du mouvement culturel afro-américain, le quartier a une identité forte. On y sent encore aujourd’hui une énergie musicale, spirituelle et communautaire très présente, avec des églises, des concerts gospel et une vraie fierté culturelle.
Et entre tout ça, le métro devient presque un portail : quelques stations suffisent pour passer d’un univers à un autre, comme si tu changeais de ville sans jamais quitter New York.
Fun facts rapides :
– Plus de 8 millions d’habitants
– 24 000+ restaurants
– Métro 24h/24
– Plus de 800 langues parlées
Revenons à nos moutons. On est arrivées en fin d’après-midi. Après avoir check-in à notre hôtel (au New Jersey — petit hack budget lol), on est parties explorer Bryant Park.
Et là… surprise totale.
À même pas une minute de Times Square — le chaos, le bruit, les écrans géants — tu tombes sur un petit coin de paradis. Bryant Park, c’est une faille dans le temps. Tout ralentit. Des gens couchés dans le gazon, d’autres qui lisent, des amis qui jasent comme s’ils étaient dans leur cour arrière. Mais ça reste New York, donc t’as toujours du spectacle : des matchs de ping-pong ultra sérieux (genre compétitifs là ), des joueurs d’échecs qui ont clairement 20 ans d’expérience, des petits kiosques de bouffe un peu partout.

Pis là… les toilettes.
Je dois en parler.
Les PLUS propres toilettes publiques de ma vie. Pas une blague. Apparemment, elles ont gagné un concours des meilleures toilettes publiques — et honnêtement, mérité à 100%. Parfum, musique, fleurs, pellicule plastique qui change automatiquement sur le siège… j’étais en état de choc. Des toilettes de parc comme ça?? Du jamais vu.
Bryant Park, c’est exactement pourquoi j’aime les grandes villes : ce contraste entre chaos et calme. Une petite bulle de paix au cœur de la folie.
Le soir venu, direction Times Square.
Et là encore… choc.
Un vrai.
Des écrans GÉANTS partout, de la lumière même en plein jour, du monde dans tous les sens. Ça marche vite, ça parle fort, ça vit à 1000 à l’heure. C’est chaotique, intense… et j’ai adoré.
Petit moment mémorable : Mami a failli se faire rentrer dedans… par un vélo. Le gars est sorti de nulle part à toute vitesse, pis elle était là, émerveillée. Une vraie scène de film version NYC.
À Times Square, même rester debout à regarder, c’est un spectacle. Artistes de rue, personnages, musique, énergie… t’as jamais rien de normal.




Ensuite, on est allées tester un pub irlandais, le Connolly’s. Le burger arrive… et déjà visuellement, c’était quelque chose. GROS comme ma main. Un vrai empilement : deux étages de viande, du fromage qui déborde, du bacon, de la sauce, et une énorme portion de frites à côté. Sur le coup, t’es impressionnée. Tu te dis : “ok wow, c’est ça, l’Amérique.” Les premières bouchées sont vraiment bonnes — c’est riche, généreux, très savoureux. Mais assez vite, tu réalises aussi une particularité assez répandue dans la restauration aux États-Unis : les portions sont souvent très généreuses, et les plats assez riches, avec beaucoup de fromage, de viande et de sauces. C’est un style de cuisine assumé, qui mise sur l’abondance et le côté satisfaisant.
Et là… mon corps a commencé à dire non.
Résultat : digestion lente tout le week-end. On va dire les vraies affaires — ça a été rough lolilol.
Mais bon, au final, ça fait aussi partie du voyage : découvrir les habitudes culinaires locales, tester, exagérer un peu, pis en rire après.

On a continué avec un peu de shopping, dont un arrêt obligatoire au M&M’s World. Quelle expérience. Dès que tu rentres, c’est comme si tu entrais dans un autre univers complètement saturé de couleurs et de sucre. Il y a des murs remplis de M&M’s par couleur, des machines où tu peux choisir ton mélange, des éditions spéciales de toutes sortes, et du merch partout : vêtements, tasses, peluches, accessoires… c’est presque plus une attraction qu’un magasin.
Mais les prix… PARDON?? T’as vraiment l’impression que tu n’achètes pas du chocolat, mais une expérience de luxe emballée dans du sucre. Chaque petite poignée devient soudainement “réfléchie” dans ton panier. Mais honnêtement, on était surtout crampées du début à la fin. On niaise, on commente les couleurs les plus random, on se prend en photo, on goûte deux-trois trucs… C’était pas tant pour acheter que pour vivre le moment ensemble. C’est exactement le genre d’endroit ultra touristique, oui, mais qui devient drôle justement parce que tout est exagéré : les couleurs, les prix, l’ambiance, tout.
Au final, cette première journée de voyage avec ma mami… c’était plus que New York. C’était nous deux dans une ville plus grande que nature, à rire pour rien, à s’émerveiller pour tout, à marcher sans trop savoir où on s’en va mais en étant toujours dans le bon moment. Et je pense que c’est ça qui reste le plus : pas juste les endroits visités, mais la façon dont on les a vécus ensemble.


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