Dès que j’ai posé le pied au Panama, j’ai senti que ce voyage allait être… différent. Tu sais, ce genre d’endroit où tu ne comprends pas encore tout, mais où quelque chose t’accroche déjà. Le Panama, c’est un pays minuscule sur la carte, mais immense en contrastes : un pont entre deux continents, deux océans,…

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Panama City

Dès que j’ai posé le pied au Panama, j’ai senti que ce voyage allait être… différent. Tu sais, ce genre d’endroit où tu ne comprends pas encore tout, mais où quelque chose t’accroche déjà. Le Panama, c’est un pays minuscule sur la carte, mais immense en contrastes : un pont entre deux continents, deux océans, et surtout entre le passé et le futur.

Historiquement, c’est un lieu chargé. Avant même que les gratte-ciel ne viennent redessiner l’horizon, le territoire était habité par des peuples autochtones, puis convoité par les Espagnols qui en ont fait une plaque tournante du commerce colonial. Et bien sûr, impossible de parler du Panama sans mentionner le Canal de Panama — cette prouesse d’ingénierie qui relie l’Atlantique et le Pacifique, et qui a littéralement changé le commerce mondial. Aujourd’hui, le pays mélange tout ça : traditions, chaleur humaine, modernité, et une vibe latino complètement vivante.

Au Panama, la question de l’argent est à la fois simple… et un peu particulière. Officiellement, la monnaie du pays est le balboa panaméen, mais dans la réalité du quotidien, c’est surtout le dollar américain (USD) qui est utilisé partout.

En fait, le balboa est directement lié au dollar : 1 balboa équivaut toujours à 1 dollar US. Tu ne verras presque jamais de billets de balboas, puisqu’ils n’existent pas vraiment en circulation. À la place, ce sont des billets américains que tu vas utiliser. Par contre, pour la monnaie, tu peux recevoir des pièces panaméennes — mais elles ont exactement la même valeur que les cents américains.

Concrètement, pour un voyageur, ça simplifie tout : tu peux arriver avec des dollars US et payer partout sans te poser de questions sur le taux de change. Que ce soit pour un taxi, un restaurant ou un petit achat dans la rue, tout fonctionne en dollars.

Petit conseil quand même : garde toujours un peu d’argent comptant sur toi, surtout pour les petits commerces ou les endroits plus locaux. Les cartes sont acceptées dans beaucoup d’endroits, mais le cash reste très utile au quotidien.

Bref, un pays où tu peux voyager sans te casser la tête avec la monnaie — et ça, c’est un petit luxe qu’on apprécie rapidement.

Mon immersion a commencé… genre 30 minutes après l’atterrissage.

À peine arrivée à Panama City, au lieu de faire la touriste classique, j’ai pris la direction d’une petite plage pas trop loin de la ville. Et là… wow. Pas une plage “Instagram parfaite”, non. Une vraie plage locale. Des familles partout, des BBQ qui fument, de la musique qui joue, des enfants qui courent, des gens qui chantent. J’étais là, encore avec mon sac de voyage, complètement jetlag, et déjà plongée dans la vraie vie panaméenne. Honnêtement, quoi demander de mieux comme première impression? C’était brut, vivant, authentique.

Après ça, retour en ville. Et là, changement de décor total.

Je me suis mise à marcher dans les rues de Panama City, les yeux grands ouverts comme une enfant. Les gratte-ciel m’ont surprise — genre vraiment. Je ne m’attendais pas à ça. Une skyline presque digne de Miami, avec des tours modernes qui brillent sous le soleil tropical. C’était cool, mais aussi un peu déroutant. Comme si la ville essayait de prouver quelque chose, tout en gardant ses racines bien ancrées.

Un de mes moments préférés, ça a été ma balade à vélo sur la Chaussée d’Amador. Mais plus j’y repense, plus je réalise que ce n’était pas juste “beau”… c’était presque irréel.

Déjà, il faut imaginer la scène : une longue bande de terre qui s’étire sur l’océan, reliant la ville à de petites îles comme Naos, Perico et Flamenco. De chaque côté, l’eau à perte de vue. D’un côté, tu aperçois les immenses cargos qui attendent leur tour pour traverser le Canal de Panama. De l’autre, la skyline futuriste de Panama City qui se découpe dans la chaleur un peu floue de l’air tropical.

Et toi, t’es là, à vélo, entre tout ça. Entre deux mondes.

Sur mon vélo à la Chaussée d’Amador

Ce que j’ai trouvé fascinant, c’est que ce lieu n’est pas juste esthétique — il est littéralement né d’un des projets les plus fous de l’histoire humaine. Les roches sur lesquelles tu pédales? Elles viennent des excavations du canal. Donc, chaque coup de pédale, c’est un peu comme rouler sur un morceau d’histoire. Il y a quelque chose de presque poétique là-dedans : transformer un chantier colossal en un espace de vie, de détente, de liberté.

Mais au-delà de l’histoire, c’est l’ambiance qui m’a marquée.

Il y avait des familles qui se promenaient tranquillement, des couples qui marchaient main dans la main, des gens qui faisaient leur jogging au coucher du soleil, des vendeurs ambulants qui proposaient des snacks locaux. Par moments, je ralentissais juste pour observer. Pas pour prendre une photo, pas pour cocher une case. Juste pour être là. Sentir le vent salé, entendre les vagues frapper doucement les roches, regarder le ciel changer de couleur.

Et puis il y a cette sensation difficile à expliquer… celle d’être parfaitement entre deux rythmes. La ville derrière toi, rapide, moderne, ambitieuse. Et devant toi, l’océan, calme, immense, presque intemporel. La Chaussée d’Amador, c’est un peu la ligne entre les deux. Un endroit où tu peux respirer.

Honnêtement, ce genre de moment, c’est pour ça que je voyage. Pas juste pour voir, mais pour ressentir. Et ce jour-là, sur ce vélo, j’avais l’impression de comprendre un peu mieux le Panama — un pays construit sur le passage, le mouvement, les connexions… mais qui sait aussi ralentir, juste assez pour te laisser en profiter.

Puis, j’ai plongé encore plus loin dans le passé avec la visite du Panamá Viejo.

Et là… gros contraste. Comme si quelqu’un avait baissé le volume du monde.

Ce qui m’a frappée en arrivant, ce n’est pas juste les ruines — c’est le silence. Un silence presque lourd, chargé. Tu marches sur des sentiers de terre, entourée de pierres qui ont littéralement traversé les siècles. Il y a cette grande tour, encore debout, comme un survivant. Elle domine tout, un peu fière, un peu fragile aussi. Et autour, des restes d’églises, de maisons, de bâtiments administratifs… tout ce qui formait autrefois une ville complète, vivante, animée.

Parce que oui, ici, ce n’était pas juste “un site historique”. C’était LA ville. Fondée en 1519, Panamá Viejo a été la première colonie espagnole sur la côte pacifique des Amériques. C’était un point stratégique majeur : tout l’or et les richesses venant du Pérou passaient par ici avant de traverser vers l’Europe. Imagine l’activité — les marchands, les soldats, les navires, le bruit, la tension.

Et puis… tout s’est arrêté.

En 1671, le pirate Henry Morgan a attaqué la ville. Un vrai de vrai. Pas une version Disney. Il a pillé, détruit, brûlé. La ville n’a jamais été reconstruite ici. Les survivants ont déplacé Panama City un peu plus loin — ce qui est aujourd’hui le Casco Viejo.

Quand tu sais ça, ta visite prend une autre dimension. Tu ne regardes plus juste des pierres… tu vois les traces d’un effondrement total. Il y a quelque chose de profondément humain là-dedans : construire, prospérer, puis tout perdre.

Visuellement, c’est saisissant. La nature a repris sa place. De l’herbe, des arbres, des racines qui s’infiltrent entre les murs. Et en arrière-plan — presque irréelle — la skyline moderne de Panama City. Comme si deux époques coexistaient sous tes yeux. Le passé en ruine, le futur qui s’élève.

Je me suis surprise à ralentir, à toucher les pierres, à essayer d’imaginer les gens qui vivaient là. Leur quotidien, leurs peurs, leurs espoirs. Et aussi à me rappeler à quel point tout est fragile. Les villes, les projets, les certitudes.

Depuis le centre de Panama City, tu peux te rendre à Panamá Viejo en environ 15 à 20 minutes :

  • Uber / taxi : le plus simple et le plus rapide (environ 5 à 10 USD)
  • Bus local : option plus économique, mais un peu moins directe (il faut parfois marcher un peu ensuite)
  • Voiture de location : pratique si tu veux explorer d’autres coins autour.

L’entrée sur le site est payante (quelques dollars), mais ça vaut vraiment la peine. Prends ton temps, marche sans te presser, monte dans la tour si c’est ouvert — la vue en haut vaut le détour.

C’est le genre d’endroit qui ne crie pas pour attirer ton attention. Il ne brille pas, il ne performe pas. Mais si tu prends le temps de vraiment le regarder… il te raconte une histoire que tu ne risques pas d’oublier.

Bon… parlons maintenant de la partie un peu moins glamour du voyage.

Mon petit Airbnb. Charmant, chaleureux, une hôte absolument adorable qui nous cuisinait des plats incroyables (genre vraiment, j’aurais pu rester juste pour ça)… MAIS. Parce qu’il y a un mais. Des punaises de lit. Voilà. Ça commence bien un voyage hein 😂

Sur le coup, j’ai un peu ri (jaune), un peu paniqué, mais j’ai aussi relativisé. Parce que malgré ça, il y avait tellement de beau autour. Et honnêtement, la gentillesse de la dame compensait presque tout. C’est ça aussi voyager : accepter l’imprévu, même quand il gratte un peu (littéralement).

Voici une liste de choses à faire à Panama City;

  • Explorer le Panamá Viejo pour un voyage dans le temps
  • Faire du vélo sur la Chaussée d’Amador
  • Observer les bateaux au Canal de Panama
  • Profiter d’une plage locale pour une immersion culturelle
  • Admirer la skyline moderne de Panama City

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