Je savais pas trop dans quoi je m’embarquais quand j’ai réservé chez BreathingCold. Cette fois-là, j’avais décidé de ne pas faire les choses à moitié. Pas juste une session pour “essayer”, mais une immersion de quelques jours. Comme si, quelque part, je savais que j’avais pas juste besoin de goûter à l’expérience… mais de vraiment…

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Retraite spirituelle de 2 jours

Je savais pas trop dans quoi je m’embarquais quand j’ai réservé chez BreathingCold. Cette fois-là, j’avais décidé de ne pas faire les choses à moitié. Pas juste une session pour “essayer”, mais une immersion de quelques jours. Comme si, quelque part, je savais que j’avais pas juste besoin de goûter à l’expérience… mais de vraiment plonger dedans.

J’ai réservé directement en ligne, quelques jours d’avance, parce que ce type de retraite est souvent plein. Le processus est simple, presque trop simple pour ce que ça implique intérieurement. Tu choisis la retraite de 2 jours (parfois ils offrent aussi plus long), tu paies — environ 300 à 500 USD selon la formule (donc autour de 400 à 700 CAD) — et c’est tout. Mais en vrai, ce que tu réserves, c’est pas juste une activité. C’est un face-à-face avec toi-même.

Tout est inclus : les sessions de breathwork, les bains glacés, l’encadrement, les moments d’intégration, les repas et l’hébergement selon la formule. Mais rien ne peut vraiment te préparer à ce que tu vas vivre intérieurement.

Avant de faire une retraite de quelques jours chez BreathingCold, il faut savoir que ce n’est pas une expérience “bien-être relax” classique. C’est intense, structuré, et pensé pour te couper volontairement de tes distractions. Le téléphone n’est pas confisqué, mais tu ne l’utilises presque pas : pas de besoin, pas de Wi-Fi constant, et surtout pas d’envie pendant les sessions. Les journées sont simples et rythmées (respiration, bain froid, intégration), avec peu de stimulation extérieure. On mange léger, on dort dans des conditions basiques mais confortables, souvent en petit groupe. Il y a peu de conversation superficielle, et beaucoup de moments où tu te retrouves seule avec ce qui remonte. Le plus important à comprendre avant d’y aller, c’est que ce n’est pas fait pour “aller mieux rapidement”, mais pour vivre ce qui est là, même si c’est inconfortable, et apprendre à rester avec ça sans fuir.

Quand j’arrive, dans ce coin un peu retiré entouré de jungle, j’ai ce mélange d’excitation et de légère angoisse. L’endroit est calme, presque trop. Comme si tout était fait pour que tu ne puisses pas te distraire de toi-même. Et ça, c’est confrontant.

Les premiers moments sont doux. On fait connaissance, on parle un peu de pourquoi on est là. Et rapidement, je réalise que personne est là “juste pour le fun”. Chacun porte quelque chose. Une rupture, un trop-plein, un sentiment de vide, une quête. Moi, c’était plus flou. Un mélange de fatigue émotionnelle, de questions sans réponses, et ce feeling constant que je portais des choses que je comprenais pas complètement.

La première vraie session de breathwork arrive vite. On s’allonge, la musique commence, et la respiration s’intensifie. Au début, j’essaie de contrôler. Je veux bien faire. Je veux comprendre. Mais très vite, je comprends que c’est pas comme ça que ça marche ici.

Mon corps prend le relais.

Ma respiration devient rapide, profonde, presque mécanique. Et quelque chose s’ouvre. Pas doucement. Pas élégamment. Brutalement.

Les émotions montent comme une vague que j’avais retenue trop longtemps. Je commence à pleurer, sans vraiment savoir pourquoi. Et plus j’essaie de comprendre, plus ça devient intense. Alors j’arrête de réfléchir.

Et là… ça sort.

Des images, des sensations, des fragments de souvenirs. Pas toujours clairs. Mais chargés. Je ressens de la tristesse, une lourdeur que je portais sans m’en rendre compte. Puis de la colère. Une colère sourde, enfouie, accumulée au fil du temps. Des moments où je me suis tue, où j’ai encaissé, où j’ai laissé passer des choses.

Et mon corps réagit. Il tremble, il se contracte, il veut exprimer quelque chose. À un moment, j’ai envie de crier. Et cette fois, je me retiens pas. Parce que je comprends que c’est ça, le travail ici. Pas faire semblant. Pas rester jolie. Mais être vraie.

Les autres autour vivent leurs propres tempêtes. Certains pleurent, d’autres respirent comme s’ils couraient un marathon. Et étrangement, ça crée un espace de sécurité. Personne ne regarde. Personne ne juge. On est tous en train de déposer quelque chose.

Après la session, il y a un silence. Un vrai silence. Pas inconfortable. Juste… plein. Comme si quelque chose avait été libéré, mais pas encore complètement compris.

Puis viennent les bains glacés.

La première fois, c’est un choc. Le corps panique, le mental crie de sortir. Mais encore une fois, tu respires. Tu restes. Et à travers le froid, tu ressens autre chose : une forme de contrôle, de présence. Comme si, après avoir affronté ce qui se passait à l’intérieur, le reste devenait plus gérable.

Les jours suivants s’enchaînent comme ça. Breathwork. Émotions. Libération. Intégration. Froid. Calme.

Mais chaque session va plus loin.

C’est comme enlever des couches. Au début, c’est ce qui est évident. Puis, plus tu avances, plus ça devient subtil, profond. Tu touches à des choses que t’avais jamais vraiment regardées. Des peurs. Des mécanismes. Des façons de te protéger qui, au final, t’empêchent aussi d’avancer.

À un moment donné, j’ai réalisé que j’étais souvent dans le contrôle. Dans le fait de vouloir comprendre, anticiper, gérer. Et ici, j’avais aucun contrôle. Juste la sensation. Juste le moment.

Et c’est là que quelque chose a changé.

Pas une révélation dramatique. Pas un moment “wow je suis transformée”. Mais une prise de conscience plus douce, plus ancrée. Que j’avais le droit de ressentir. Que j’avais le droit de lâcher. Que tout ce que j’avais essayé de garder bien rangé à l’intérieur méritait d’être vu.

La dernière journée est différente. Plus calme. Plus intégrée. Comme si le corps et l’esprit avaient trouvé un terrain d’entente.

Quand je suis partie, j’étais pas “guérie”. Et c’est important de le dire. Mais j’étais plus légère. Plus consciente. Moins en fuite.

BreathingCold, c’est pas une activité. C’est pas quelque chose que tu fais pour cocher une case ou prendre une photo. C’est une expérience qui te confronte à toi-même, dans ce que t’as de plus brut, de plus vrai.

Et c’est peut-être ça, le plus difficile… mais aussi le plus précieux.

Après ma retraite de quelques jours chez BreathingCold, je me suis retrouvée dans un état un peu particulier. Comme si j’étais plus ouverte, plus réceptive à tout ce qui pouvait donner du sens à ce que je vivais. Et c’est dans ce contexte-là que je suis allée me faire lire les lignes de la main.

Je sais que ce genre de choses ne parle pas à tout le monde. Il y a des gens qui n’y croient pas du tout, d’autres qui trouvent ça flou, ou même qui associent ça à des charlatans. Je comprends totalement ces réserves. Honnêtement, moi aussi je me suis déjà posé ces questions-là. Mais dans mon cas, j’ai eu la chance de tomber sur quelqu’un de vraiment respecté, une référence fiable, quelqu’un qui ne vendait pas du rêve, mais qui prenait le temps d’observer, de dire les choses avec nuance, sans en faire trop.

Et je pense que c’est ça qui change tout : l’intention de la personne en face.

Concrètement, une lecture de lignes de la main, c’est une pratique d’observation des lignes, de la forme des mains, parfois de la texture de la peau, des “monts” de la paume, etc. La personne interprète tout ça comme des tendances de vie, des patterns émotionnels, des forces ou des défis potentiels. Ce n’est pas une science, mais pour certains, ça devient un miroir symbolique. Un peu comme une lecture intuitive de ton parcours intérieur.

Ça peut durer entre 30 minutes et 1h30 selon la personne. Et les prix varient énormément : à Bali, tu peux trouver des lectures très touristiques à 10-20$, mais aussi des praticiens plus sérieux entre 50 et 150$ ou plus, selon la profondeur de la séance. La clé, c’est vraiment de choisir quelqu’un avec de bonnes recommandations, des avis cohérents, et surtout une approche qui ne te fait pas peur ou pression. Un bon lecteur ne te dit jamais quoi faire de ta vie — il reflète, il propose, il ouvre des pistes.

Pour éviter les arnaques, il faut faire attention aux discours trop absolus (“je vois exactement ton futur”, “tu vas vivre telle chose à telle date”), aux pressions pour payer plus, ou aux promesses trop magiques. Une vraie bonne lecture reste toujours nuancée, et te laisse libre.

Dans mon cas, ce que j’ai trouvé intéressant, ce n’est pas tant “les prédictions” en soi, mais ce que ça a réveillé en moi. Et je suis consciente que je suis prête à partager seulement ce qui résonne le plus fort pour moi.

Il y a d’abord eu une grosse prise de conscience personnelle. Ça faisait plusieurs mois, voire même quelques années, que je me questionnais sur mon identité sexuelle. J’ai toujours cru que j’aimais les garçons, en fait j’ai toujours pensé que c’était clair pour moi… jusqu’à ce que ça ne le soit plus tant que ça. Et ce flou-là, je l’avais mis de côté, sans vraiment m’y arrêter. La lecture n’a pas “décidé” pour moi, mais elle a comme mis en lumière quelque chose que je sentais déjà à l’intérieur. Et ça m’a donné, avec le temps, le courage d’explorer cette partie de moi sans autant de peur ou de confusion.

Il y a aussi eu une lecture sur la santé. On m’a parlé de l’importance de continuer à prendre soin de moi, avec une attention particulière à ce terrain-là dans ma famille. L’idée n’était pas de me faire peur, mais plutôt de me rappeler une forme de responsabilité envers moi-même, de ne pas ignorer certains signaux ou habitudes. Ça m’a fait réfléchir à ma manière de vivre, à mon énergie, à comment je traite mon corps au quotidien.

Et finalement, quelque chose qui revenait beaucoup : le lâcher-prise. Et ça, ça m’a presque fait sourire, parce que si je suis honnête, c’est probablement l’un de mes plus grands défis. J’ai tendance à vouloir comprendre, contrôler, anticiper. Et entendre ça remis en lumière, encore une fois, ça m’a simplement rappelé quelque chose que je savais déjà, mais que j’ai souvent du mal à appliquer.

Je ne vois pas cette expérience comme une vérité absolue. Mais plutôt comme un miroir. Quelque chose qui m’a permis de mettre des mots, de voir des angles que j’avais déjà en moi, mais que je n’avais pas encore complètement regardés.

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