Après mon trek, j’ai décidé de me poser un peu à Sapa. Je sortais de quatre jours à Hà Giang en moto, de bus de nuit où on ne sait plus trop si on dort ou si on survit, et d’un trek de quatre jours qui m’avait complètement vidé physiquement et mentalement. J’avais besoin de…

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Ville de Sapa

Après mon trek, j’ai décidé de me poser un peu à Sapa. Je sortais de quatre jours à Hà Giang en moto, de bus de nuit où on ne sait plus trop si on dort ou si on survit, et d’un trek de quatre jours qui m’avait complètement vidé physiquement et mentalement. J’avais besoin de ralentir. Pas juste ralentir en mode “je fais une activité tranquille”, mais vraiment arrêter de courir partout.

Sapa m’a accueilli dans cet état-là, un peu entre fatigue et flottement. La ville a quelque chose de particulier. L’architecture mélange des bâtiments colorés, des hôtels un peu européens perchés dans les montagnes, et des petites rues où tout semble construit pour observer la vue plus que pour vivre vite. Il y a cette ambiance de montagne humide, souvent enveloppée de brume, où tu ne vois jamais les paysages de la même façon deux fois dans la même journée. Par moments, tout disparaît dans les nuages, et quelques minutes après, les montagnes réapparaissent comme si rien ne s’était passé.

Je passais mes journées simplement à marcher dans la ville sans réel objectif. J’allais d’un café à l’autre, je m’asseyais, je regardais dehors, je lisais mon livre pendant des heures. J’ai beaucoup mangé aussi, sans trop réfléchir, juste parce que tout semblait simple et accessible. C’était une pause étrange mais nécessaire, comme si mon corps et ma tête avaient enfin accepté de ralentir en même temps.

Une autre journée, j’avais prévu d’aller au Fansipan. Le mont Fansipan, c’est le point culminant de la région, souvent appelé le toit de l’Indochine. Normalement, on peut y monter en téléphérique avec une vue impressionnante sur les montagnes et les nuages. J’étais assez motivé pour le faire, je m’imaginais déjà là-haut. Mais arrivé sur place, tout était fermé, sans vraie explication claire. Je n’ai jamais vraiment su pourquoi. C’était un peu frustrant sur le moment, mais avec le recul, ça faisait juste partie du voyage.

Finalement, cette journée a pris une tournure complètement différente. J’ai rencontré deux anglophones et on a décidé de passer la journée ensemble. On a entendu parler d’un hôtel avec un bar incroyable, avec une vue impressionnante sur toute la vallée (Psssst; c’est le Lady Hill Sapa Resort). Le seul problème, c’est qu’on n’y résidait pas. Donc on a improvisé. On est entrés comme si de rien n’était, en faisant semblant d’être des clients de l’hôtel, et on a réussi à accéder au bar sur le toit. C’était un peu absurde, un peu drôle, mais surtout totalement worth it. La vue était incroyable, exactement comme on nous l’avait décrit, avec les montagnes qui disparaissaient dans les nuages et la lumière qui changeait constamment. À ce moment-là, j’ai compris pourquoi cet endroit était recommandé, mais aussi pourquoi parfois il ne faut pas trop réfléchir et juste suivre les gens.

Sapa, au final, c’est un mélange de tranquillité forcée et de petits moments imprévus. Ce n’est pas une ville où tout s’enchaîne rapidement. C’est plutôt un endroit où tu te retrouves à ralentir, même si tu ne l’avais pas vraiment planifié. Entre les cafés, les marches sans but, les paysages qui apparaissent et disparaissent avec la brume, et les plans improvisés comme celui du bar, j’ai eu l’impression de reprendre un peu de souffle après une période très intense de voyage.

Voici une liste des choses à faire à Sapa :

  • Se promener dans le centre de Sapa pour découvrir les petites rues, les cafés avec vue et l’ambiance de ville de montagne souvent enveloppée de brume.
  • Explorer les rizières en terrasse autour de Sapa. Les paysages changent selon la lumière et la météo, et c’est souvent là que la région devient vraiment impressionnante.
  • Faire un trek dans les villages des minorités ethniques autour de Sapa (comme les villages Hmong ou Dao), pour voir la vie locale, les champs, et les paysages plus reculés.
  • Visiter Cat Cat Village, un des villages les plus accessibles depuis Sapa, avec des sentiers, des cascades et des ateliers artisanaux.
  • Monter au sommet du Fansipan, le plus haut sommet du Vietnam et de l’Indochine, accessible à pied pour les plus sportifs ou en téléphérique pour une version plus rapide avec vue panoramique.
  • Aller au marché local de Sapa pour voir les produits artisanaux, les textiles traditionnels et l’activité quotidienne des habitants.
  • Se poser dans un café avec vue sur les montagnes, juste pour observer la météo changer (à Sapa, ça peut passer du soleil à la brume en quelques minutes).
  • Faire une randonnée d’une journée ou plus dans la vallée de Muong Hoa, connue pour ses paysages de rizières et ses petits villages dispersés.
  • Prendre simplement le temps de ne rien planifier et laisser la météo décider de ton itinéraire, ce qui est souvent la meilleure façon de vivre Sapa.

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