Avant même de parler du trek, il faut absolument dire un truc important : Sapa, c’est beau, mais c’est aussi imprévisible. Si tu pars pour un trek de plusieurs jours à Sa Pa, il faut être préparé. Habille-toi chaudement, même si tu es partie du Vietnam “chaud” quelques jours avant. Là-bas, la météo change vite,…

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Sapa; Trek de 4 jours

Avant même de parler du trek, il faut absolument dire un truc important : Sapa, c’est beau, mais c’est aussi imprévisible. Si tu pars pour un trek de plusieurs jours à Sa Pa, il faut être préparé. Habille-toi chaudement, même si tu es partie du Vietnam “chaud” quelques jours avant. Là-bas, la météo change vite, il peut faire froid, humide, et la pluie peut débarquer sans prévenir. Un bon imperméable est indispensable, des vêtements en couches aussi, et surtout de bonnes chaussures fermées parce que la boue fait clairement partie du décor. Un petit sac à dos léger, une lampe frontale, et des vêtements de rechange secs peuvent vraiment faire la différence. Et surtout, accepte l’idée que tu vas être sale. Très sale. Mais c’est un peu ça aussi, l’expérience.

Quitter la région de Ha Giang Loop pour se rendre vers Sapa, c’est encore une transition complète dans le nord du Vietnam. Le trajet se fait généralement en plusieurs étapes : retour vers Hanoi en bus de nuit, puis un autre transport vers Sapa. C’est long, souvent fatigant, mais ça fait partie du voyage. Petit à petit, les paysages changent, les montagnes deviennent plus douces, les vallées s’élargissent, et l’air devient plus frais, presque plus humide.

Sa Pa est une ville de montagne située près de la frontière chinoise. Historiquement, c’était une ancienne station coloniale française, ce qui explique encore aujourd’hui certains bâtiments et influences dans l’architecture. Mais ce qui définit vraiment Sapa, ce sont surtout ses paysages spectaculaires : des rizières en terrasse qui s’accrochent aux montagnes, des vallées profondes souvent couvertes de brume, et une atmosphère presque irréelle. La région est aussi habitée par plusieurs minorités ethniques, notamment les Hmong et les Dao, ce qui rend la culture locale très riche, avec des traditions agricoles, des vêtements colorés et une vie rurale encore très présente.

Pour réserver mon trek de 4 jours, je suis encore passée par un hostel. Avec le temps, j’ai remarqué que réserver via les auberges revient souvent moins cher et reste très accessible. Il faut quand même prendre le temps de regarder les avis, comparer un peu, mais à Sapa, les options ne manquent pas. Tout est assez organisé pour les voyageurs, donc même sans plan précis, on trouve facilement quelque chose sur place.

Pour ce trek de 4 jours, j’ai payé environ 150 CAD, tout compris sauf les pourboires. Cela incluait les repas, l’eau, les guides locaux et les hébergements très simples dans les villages, souvent des maisons rudimentaires ou des petits abris. C’était en groupe, et notre dynamique était déjà assez unique dès le départ. On était cinq filles, dont deux qui semblaient sorties d’un défilé de mode à New York, avec des looks absolument pas adaptés à la montagne. On peut dire que la boue et la pluie ont rapidement remis tout le monde sur la même réalité. Entre les chemins glissants et les vêtements immaculés devenus bruns en quelques heures, il y a eu beaucoup de rires. L’une d’elles est même tombée directement dans la boue, ce qui a marqué un tournant assez rapide dans leur style “fashion trek”. Après la première journée, elles sont toutes allées s’acheter des vêtements et des chaussures beaucoup plus adaptés, ce qui a rendu le reste du trek beaucoup plus réaliste.

Et puis le trek a vraiment commencé.

Pendant 4 jours, on a marché à travers des paysages incroyables. Des rizières en terrasse à perte de vue, des villages perchés dans les montagnes, des chemins parfois étroits et glissants, parfois ouverts sur des vallées immenses. Chaque journée était différente, mais toujours marquée par cette impression d’être loin de tout.

On traversait des petits villages où la vie semblait suivre un autre rythme. Des enfants jouaient dehors, nous faisaient signe en souriant, parfois en courant après nous en criant “hello” avec une curiosité sincère. Dans certaines maisons, on pouvait voir les familles travailler, cuisiner, s’occuper des animaux. Il y avait des poules partout, des chiens qui dormaient au soleil, des buffles imposants qui traversaient lentement les chemins comme s’ils étaient les véritables habitants des lieux.

On a aussi partagé des moments très simples mais très forts avec les familles locales. On a appris à fabriquer nos propres rouleaux de printemps dans une maison du village, en riant beaucoup parce que rien n’était vraiment parfait, mais tout était délicieux. C’était plus qu’une activité touristique, c’était un échange, un moment de vie partagé.

Mes rouleaux

Les soirées étaient encore plus marquantes. Après de longues journées de marche dans la boue et la pluie, on arrivait dans des hébergements très simples, parfois chez l’habitant. On mangeait tous ensemble, on échangeait nos histoires, et malgré la fatigue, il y avait toujours une ambiance chaleureuse.

Ce trek, ce n’était pas seulement une aventure physique. C’était une immersion dans une autre manière de vivre, plus proche de la terre, plus simple, mais aussi très forte humainement. Entre les paysages, les rencontres, les enfants qui saluent dans les villages et les animaux qui font partie du décor quotidien, Sapa laisse une trace particulière.

Et même si la pluie, la boue et la fatigue faisaient partie du quotidien, au final, tout ça faisait exactement partie de l’expérience.

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