Après mon passage à Hanoi, j’ai pris la route vers Ninh Binh… et laissez-moi vous dire que j’ai rapidement compris pourquoi on appelle cet endroit la “baie d’Halong terrestre”.
Pour s’y rendre, c’est assez simple (et presque reposant comparé à d’autres trajets au Vietnam 😅). Depuis Hanoi, tu peux prendre un bus, une limousine van (oui oui, version fancy du transport), ou même le train. Personnellement, j’ai opté pour le bus, 2 heures, avec ce paysage qui change tranquillement : la ville dense laisse place à des rizières, puis à des formations rocheuses qui commencent à apparaître comme sorties de nulle part.

Et là… Ninh Binh.
C’est un autre monde.
Ici, tout est vert. Tout est calme. Des rizières à perte de vue, des montagnes calcaires qui surgissent comme des géants posés au milieu de la plaine, des petites routes bordées d’eau, des buffles qui chillent comme s’ils avaient compris la vie avant tout le monde.
Culturellement, c’est plus tranquille, plus rural. Tu ressens vraiment le Vietnam du nord dans ce qu’il a de plus authentique. Moins de chaos que dans les grandes villes, plus de nature, plus de silence… et honnêtement, ça fait du bien.
Un des moments les plus marquants : mon ascension à Hang Mua.
Bon. On va se dire les vraies affaires.
C’est pas une “petite montée tranquille”.
C’est environ 500 marches (un peu plus, un peu moins, dépendamment de ton niveau de souffrance perçu). Des marches parfois étroites, parfois irrégulières, sous la chaleur… avec ton souffle qui devient rapidement un concept abstrait.

Mais.
Chaque.
Marche.
En.
Vaut.
La.
Peine.
Arrivée en haut, c’est juste… wow. Une vue panoramique complètement irréelle sur les rizières, la rivière qui serpente entre les montagnes, et ces formations calcaires qui donnent l’impression d’être dans un décor de film.

Et comme si ça ne suffisait pas, c’est là que j’ai rencontré trois Singapouriens.
Trois amis d’école, inséparables, avec une énergie incroyable. On a commencé à jaser là-haut, à rire, à partager nos impressions… et naturellement, sans même trop réfléchir, on a décidé de passer le reste de la journée ensemble.
On a passé des heures à Hang Mua. Juste à profiter. À prendre des photos, à discuter, à redescendre tranquillement, à rire encore (beaucoup trop, probablement).
Le soir, on est allés manger dans un petit resto local. Rien de fancy, mais exactement ce qu’il fallait. Et là, plot twist : ils avaient prévu un petit jeu pour apprendre à se connaître.
Et là, j’ai découvert encore plus leur culture. À Singapour, le système scolaire est intense, très structuré, très important. Et eux, malgré ça, ils étaient tellement légers, drôles, ouverts, aventureux. Vraiment des belles personnes.
Ce genre de rencontre-là… ça marque. Parce que tu sais que c’est temporaire, mais ça reste quand même.
Un autre jour, j’ai décidé de louer un vélo. Pas de plan précis, juste l’envie de me perdre un peu.

Et je suis partie explorer Cuc Phuong National Park.
Rouler là-bas, c’est une expérience en soi. Les routes sont calmes, entourées de verdure, avec parfois des petits villages, des champs, des gens qui te saluent en passant. Et plus tu avances, plus tu te sens loin de tout.
Le parc est magnifique. Une vraie immersion dans la nature. Dense, vivante, apaisante. J’ai passé la journée à pédaler, à m’arrêter, à observer. Pas de pression, pas de “il faut que je voie ça”. Juste être là.
Et ça, c’est quelque chose que j’ai vraiment réalisé dans le nord du Vietnam : la nature prend toute la place. Elle te ralentit. Elle t’oblige presque à respirer différemment.
Et moi… j’adore ça.
Impossible de parler de Ninh Binh sans parler des balades en barque.
Que ce soit à Trang An (classé UNESCO) ou à Tam Coc, c’est une expérience complètement unique.
Tu t’assois dans une petite barque, souvent conduite par une personne locale (et parfois… avec les pieds, oui oui 😅), et tu te laisses glisser sur l’eau.


Le silence.
Les montagnes autour.
Les grottes que tu traverses, parfois dans le noir complet pendant quelques secondes.
C’est calme. Presque méditatif.
Un moment suspendu où tu réalises que t’as pas besoin de faire grand-chose pour vivre quelque chose de grand.
Ninh Binh, c’est pas juste une destination.
C’est une pause.
Une respiration dans un voyage qui bouge beaucoup. Un endroit où les rencontres se font naturellement, où la nature prend le dessus, où tu te reconnectes un peu à quelque chose de plus simple.
Laisser un commentaire