À mon retour du trek du Mardi Himal, j’ai posé mon sac à Pokhara avec une seule envie : ralentir. Après des jours à marcher dans le froid, la poussière et l’altitude, j’avais besoin de retrouver un peu de confort… et surtout, de redevenir humaine 😅
J’ai passé la journée avec Mika, le Français rencontré sur le trek. Le genre de rencontre simple, sans attentes, mais qui devient marquante sans que tu comprennes trop pourquoi.
Mika, c’est le genre de personne qui parle calmement, avec cet accent qui traîne un peu, comme s’il prenait le temps de choisir ses mots sans jamais trop réfléchir. Il a cette façon d’être présent sans envahir, de rire doucement, de regarder autour comme s’il absorbait tout — les paysages, les silences, les gens. Sur le trek, on avait échangé sans vraiment se connaître, quelques phrases entre deux montées, des regards complices face à la fatigue, à la beauté aussi.
Et puis là, au bord du lac, c’était différent. Tranquillement, la musique a pris toute la place.
Avec Mika, c’est surtout là-dessus qu’on s’est connectés. Pas de grandes discussions compliquées, mais des échanges qui passent par les sons, les artistes, les souvenirs qu’une chanson peut réveiller. La musique, pour moi, c’est plus qu’un fond sonore. C’est une façon de comprendre le monde, de ressentir les lieux autrement. En voyage, ça prend encore plus d’ampleur. Je découvre des instruments que je n’avais jamais vus, des rythmes qui ne ressemblent à rien de ce que je connais, des voix venues des quatre coins du monde. Chaque pays a sa couleur, sa vibration.
Et même quand les mots manquent, la musique, elle, trouve toujours un chemin.
C’est un langage universel. Une façon de se rejoindre sans avoir besoin de tout expliquer.
On s’est partagé des chansons, chacun un peu dans son univers. C’est lui qui m’a fait découvrir Pays des merveilles de Christophe Maé. Une chanson qui sent le voyage, les routes ouvertes, les horizons un peu flous mais pleins de promesses. Le genre de musique qui te donne envie de continuer à avancer, même sans savoir exactement où tu vas.
Et ça m’a frappée, encore une fois, à quel point la musique s’imprime dans les moments.
Parce que je le sais déjà — dans quelques mois, peut-être même des années, il suffira que cette chanson joue quelque part, à l’autre bout du monde ou dans un moment banal, pour que tout revienne. Le lac. La lumière. La sensation d’être entre deux endroits, entre deux versions de moi-même. Mika, assis à côté, à parler doucement de musique comme si c’était la chose la plus naturelle au monde.
Rien d’extraordinaire en soi.
Mais exactement le genre de moment qui reste.
La soirée était à l’image de Pokhara : relax, imprévisible, vivante.
Au menu : un peu de weed népalaise (ou du “foin”, soyons honnêtes 😂), une esti de grosse araignée sortie de nulle part, et surtout… de la musique.

Parce que ça, c’est un truc à savoir sur Pokhara :
le soir, surtout dans le quartier de Lakeside, la ville change complètement. Les rues s’animent, les restos ouvrent leurs terrasses, et la musique devient omniprésente.
On marchait sans trop savoir où aller, et on est tombés sur des Népalais qui jouaient de la musique directement au bord du lac Phewa Lake. On s’est assis, en silence au début, juste à écouter. Le genre de moment où tu réalises que voyager, c’est aussi ça : ralentir assez pour laisser les choses venir à toi.
On a jasé longtemps. De nos vies, de nos chemins, de ce qu’on cherche un peu partout dans le monde. Et entre deux discussions, une crêpe au chocolat 🍫 — parce qu’évidemment, même au Népal, ça reste un classique.
Mais Pokhara, c’est pas juste des moments doux comme ça. C’est aussi une ville pleine de vie et de contrastes.
Le coin de Lakeside, c’est littéralement le cœur de la ville : une longue rue qui longe le lac, remplie de cafés, restos, bars et petites boutiques. Le jour, c’est chill — tu marches, tu prends un café, tu regardes les bateaux sur l’eau. Le soir, ça devient presque festif, avec des lumières, de la musique live et une ambiance vraiment unique.
C’est aussi là que tu trouves cette fameuse rue animée, près des attractions et manèges (oui, la grande roue 🎡), où tout est concentré :
- restos internationaux
- bars avec musique live
- petites terrasses avec vue sur le lac
Quelques bonnes adresses à retenir dans ce coin-là :
- Moondance Restaurant : parfait après un trek, portions énormes et vibe super agréable
- Caffe Concerto : pour un break café + vibes européennes
- Paradise Cafe and Bar : plus chill, bon mix de cuisines et ambiance relax
- Busy Bee Cafe : un classique pour la musique live et rencontrer du monde
Et si t’as encore de l’énergie (ce qui n’était pas mon cas après le trek 😅), la nightlife peut aller vraiment loin avec des endroits comme Club 16, où la ville passe en mode party jusqu’au matin.
Mais honnêtement, mon Pokhara à moi, c’était plus simple que ça.
C’était enchaîner les douches (genre vraiment beaucoup), parce que je ne m’étais pas lavée de tout le trek — il faisait beaucoup trop froid là-haut, fallait faire des choix 😂
C’était marcher sans but le long du lac
C’était manger, écouter, observer
C’était juste… être bien

Parce qu’après l’intensité du trek, Pokhara t’offre exactement ce dont t’as besoin :
un mélange parfait entre repos, rencontres et petits moments imprévus qui finissent par devenir les meilleurs souvenirs.
Et au final, c’est peut-être ça que je retiens le plus :
pas juste les montagnes… mais ces soirées simples, imparfaites, un peu weird — mais tellement vraies.
Laisser un commentaire