Normalement, au Sri Lanka, le train, c’est LA solution. Tout le monde te le dit : le réseau ferroviaire est incroyable, les paysages sont parmi les plus beaux du monde, t’es censé vivre un moment presque cinématographique entre jungle et océan. Sauf que moi, évidemment, le jour où je dois quitter Colombo pour rejoindre Mirissa… grève. Plus de trains. Rien. Le chaos. Et comme si ce n’était pas assez, essayer de comprendre la situation devient une épreuve en soi — je comprends rien, leur anglais me perd complètement, j’ai l’impression d’être larguée dans un film sans sous-titres. Heureusement, un Sri Lankais photographe voit que je galère solide et vient m’aider. Un vrai sauveur. Grâce à lui, je me retrouve finalement dans un bus local… et honnêtement, meilleure chose qui pouvait m’arriver.

Parce que ce bus-là, c’est une expérience en soi. C’est le bordel total, mais dans le meilleur sens du terme : du monde partout, de la musique à fond, une conduite complètement éclatée qui te fait remettre en question tes choix de vie à chaque virage, des gens qui montent et descendent sans arrêt, d’autres qui vendent des snacks comme si on était dans un marché roulant. Et au milieu de tout ça, une madame assise à côté de moi qui me propose une gomme, juste comme ça, avec un sourire. Ça a l’air de rien, mais ce genre de petit geste, ça te fait réaliser à quel point les gens ici sont ouverts, généreux, humains. Clairement, on est loin du métro montréalais où personne se regarde.
Le trajet est long — vraiment long — mais il devient carrément mémorable quand, en pleine route, on tombe sur une parade gigantesque pour la naissance de Bouddha. Et là, c’est un autre monde. Des milliers de personnes rassemblées, de la musique, des chants, des couleurs partout, une énergie complètement folle. Les gens sont assis sur le bord de la route, sur des bâtiments abandonnés, debout depuis des heures juste pour voir passer ça. Et au milieu de tout ça… un énorme éléphant déguisé et enchaîné qui avance lentement dans la foule. C’était à la fois impressionnant, beau, un peu dérangeant aussi. Mais surtout, ça te rappelle que t’es ailleurs, complètement ailleurs, dans une culture riche, spirituelle, vivante. Le Sri Lanka, c’est majoritairement bouddhiste, et ça se ressent dans ces moments-là : dans la ferveur, dans le respect, dans la manière dont les gens vivent ces célébrations.
Au final, ce qui devait être un trajet simple devient une aventure de plus de 8 heures. Huit longues heures avant d’arriver, fatiguée, un peu dépassée, mais surtout tellement contente de retrouver enfin ma Juju nationale, Clem et Wassim. Soulagement total. Et comme si tout ça ne suffisait pas, on termine la journée dans un petit resto local, sans vraiment savoir ce qu’on commande… mais c’était calissement bon. Genre vraiment.

Le lendemain, slow morning comme on les aime. Moi sur le balcon avec mon ukulélé, en train de gratter quelques accords pendant que les Français dorment encore. Le genre de moment simple qui fait du bien. Ensuite, malgré une météo un peu douteuse, on décide d’aller explorer Mirissa. Parce que bon, pluie ou pas, on n’est pas venus jusqu’ici pour rester enfermés. Mirissa, c’est connu pour ses plages de rêve, ses spots de surf, ses baleines (oui, c’est un des meilleurs endroits au monde pour voir des baleines bleues), et ses couchers de soleil incroyables… mais en saison des pluies, disons que c’est une autre vibe. Moins de monde, beaucoup de restos fermés, une ambiance plus calme, presque hors du temps.


Après avoir marché un bon moment sur la plage, on tombe sur un petit café directement sur le sable, avec vue sur l’océan. Ambiance chill, prix vraiment pas chers — ce qui devient un critère important quand tu réalises que trouver un repas en bas de 1000 roupies, c’est presque un luxe ici. On s’installe, et là, évidemment, un petit chien trop mignon décide de devenir mon nouveau meilleur ami. Il reste collé à moi tout le long du repas, alors que Clem, lui, est en panique totale. Franchement hilarant. Entre ça, les corbeaux un peu flippants qui tournent autour, et la vue sur les vagues, c’est un moment parfait.

L’après-midi, on continue sur la plage. Juju au piano, moi au ukulélé, les vagues en fond, le soleil qui commence doucement à descendre. Un vrai moment suspendu. Un Sri Lankais vient nous parler, super curieux, super gentil. C’est ça aussi Mirissa : des rencontres simples, sincères, sans pression. On parle de tout et de rien… même du prix de la weed ici. 50$ canadiens le gramme. Autant dire que ça calme direct.



Le lendemain matin, retour à notre petit café devenu notre QG. Le soleil est enfin là, on profite à fond. Et mon chien (oui, maintenant c’est officiellement le mien dans ma tête) nous reconnaît direct. Sauf que cette fois, il décide que la serviette de Juju est son nouveau jouet. S’en suit un combat ridicule mais mémorable pour récupérer la serviette. Puis, évidemment, grosse pluie sortie de nulle part. On se réfugie et on sort le Skull King. Rien de mieux pour passer le temps pendant que le ciel décide de se déchaîner.

À un moment, dans un élan un peu scientifique (ou complètement stupide), on pose une banane sur le balcon pour voir si un singe va venir. Spoiler : oui. Le singe, à genre 10 mètres, la repère instantanément. Une machine. Le soir, direction Coconut Hill pour le coucher de soleil. Bon, clairement pas le sunset de l’année avec les nuages et le vent qui nous décoiffe violent, mais l’endroit reste magique. Les palmiers, l’océan, l’ambiance… même sans couleurs parfaites, ça vaut le détour.

La soirée, elle, prend une tournure complètement différente. Discussion intense sur le conflit israélo-palestinien, échanges, débats, réflexions jusqu’à 3h du matin. Le genre de conversation qui te fait réfléchir longtemps après. Puis on revient à quelque chose de plus doux : musique, impro au ukulélé et au piano, et évidemment une autre partie de Skull King. Tradition oblige.
Dernière journée ensemble, et forcément un mélange de nostalgie et de gratitude. Notre café est fermé (évidemment), donc on improvise ailleurs. Encore des chiens, dont un bébé beaucoup trop cute. Puis petit imprévu : Juju se fait griffer par un chien. Rien de dramatique, mais direction l’hôpital pour un vaccin contre la rage. Classique voyage, toujours une petite surprise.

Et puis il y a eu Wassim, une pépite humaine. Toujours en train de sortir des expressions québécoises improbables, avec une culture générale impressionnante, curieux, drôle, intelligent. Juliette, ma Juju, une énergie incroyable, inspirante, lumineuse. Clément, ses tours de magie, son humour, sa capacité à rendre chaque moment plus fun. Trois rencontres qui marquent.

Mirissa, au final, ce n’était pas juste une destination. C’était des moments simples, des imprévus, des rires, des discussions profondes, des rencontres. Même en saison des pluies, même avec une météo un peu capricieuse, il y a toujours quelque chose à vivre ici. Entre les plages, les petits cafés, les viewpoints comme Coconut Hill, les rencontres avec les locaux, et cette ambiance un peu bohème… c’est un endroit qui te marque, pas pour sa perfection, mais pour tout ce qu’il te fait ressentir.
Voici les meilleures choses à faire à Mirissa hors saison des pluies (donc quand la météo est nice et que tout est ouvert lol) :
🌊 1. Observer les baleines et dauphins
Mirissa est un des meilleurs spots au monde pour voir des baleines bleues 🐋.
- Saison idéale : novembre à avril
- Départ tôt le matin en bateau
- Possibilité de voir aussi des dauphins
👉 Expérience assez magique, mais choisis une compagnie responsable (important pour les animaux).
🏝️ 2. Profiter de la plage de Mirissa
- Eau turquoise, sable doré, vibes tropicales
- Parfait pour chill, bronzer, nager
- Beaucoup plus agréable hors saison des pluies (mer plus calme)
🌴 3. Aller à Coconut Tree Hill
- Spot iconique avec des palmiers partout
- Parfait pour le coucher de soleil
🐢 4. Faire du snorkeling ou du surf
- Snorkeling : poissons tropicaux et eau claire
- Surf : idéal pour débutants (vagues accessibles)
👉 Tu peux louer une planche directement sur la plage
🌅 5. Admirer les couchers de soleil
- Mirissa est connue pour ses sunsets
- Ambiance chill avec musique, bars de plage, cocktails
🍛 6. Tester les restos locaux en bord de mer
- Fruits de mer frais (poisson, crevettes, crab)
- Rice and curry (le classique sri lankais)
- Petits cafés directement sur la plage
🐒 7. Voir des animaux (singes, chiens, etc.)
- Singes proches des logements
- Plein de chiens de plage (souvent trop cute)
- Corbeaux partout (un peu creepy mais drôle)
🚶♀️ 8. Marcher jusqu’à Secret Beach
- Petite plage plus calme
- Moins touristique
- Parfait pour un moment tranquille
🛕 9. Découvrir la culture locale
- Le Sri Lanka est majoritairement bouddhiste
- Temples, offrandes, cérémonies
- Si tu tombes sur une fête religieuse → expérience incroyable (musique, danse, couleurs)
🍹 10. Profiter de la nightlife chill
- Bars de plage
- Musique live
- Ambiance backpacker détendue (pas trop intense, mais vraiment cool)
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