On quittait El Nido avec un mélange de nostalgie et d’excitation, mais avant de rejoindre Cebu, il fallait d’abord survivre à une autre épreuve : le trajet jusqu’à Puerto Princesa. On a donc pris un bus pour un trajet d’environ cinq heures… et honnêtement, le pire bus de ma vie. Le chauffeur roulait à ce qui me semblait être 1000 km/h, enchaînant les courbes, des courbes, pis encore des courbes. Impossible de dormir, impossible même de regarder mon cell sans avoir le cœur dans la gorge. Pauvre Gabriel… il était à deux doigts de vomir tout le long du trajet. Moi, j’essayais de rester stoïque, mais chaque virage me rappelait que je n’avais absolument aucun contrôle sur ma destinée.
Une fois arrivés à Puerto Princesa, direction l’aéroport pour la prochaine étape : notre vol vers Cebu. Et là, surprise : un avion à hélices, genre une grosse éolienne volante. Première fois de ma vie que je prenais ce type d’appareil, et je ne suis pas certaine d’avoir aimé ça. Ça brasse plus, ça fait plus de bruit, et t’as vraiment l’impression que chaque turbulence est personnelle. Mais bon, le voyage l’oblige, et honnêtement, on n’avait pas trop le choix.
Après cette longue journée de transport, nous sommes enfin arrivés à Cebu. Mais comment vous dire que rentrer dans notre Airbnb à 2 h du matin a été toute une aventure ? Pas le bon code, le monsieur qui ne répondait pas… et moi, à moitié morte de fatigue, qui veut juste dormir. On était là, plantés devant la porte, avec nos sacs, à se regarder en silence, en mode “c’est pas vrai que ça finit comme ça”. Finalement, une gentille madame est sortie et nous a ouvert la porte. Merci madame, vous avez littéralement sauvé notre nuit.
Le lendemain matin, encore un réveil difficile, mais cette fois-ci direction le sud de l’île : Oslob. Pour s’y rendre, il faut aller au terminal de bus sud de Cebu (South Bus Terminal) et prendre un bus en direction d’Oslob ou Liloan. Le trajet dure environ 3 à 4 heures selon la circulation, et de mémoire, le billet coûtait autour de 200 à 300 pesos (4,80 $ à 5,00 CAD), donc vraiment pas cher pour la distance.
Notre objectif principal en allant à Oslob, c’était clair : plonger avec les requins-baleines. Mais avant ça, la vie a mis sur notre route une belle surprise : Petit moineau, de son prénom Instagram. Un Français voyageur comme nous, qu’on a rencontré presque par hasard. On s’est tout de suite bien entendus, le genre de connexion instantanée qui arrive souvent en voyage. Petit moineau, c’est le gars sympathique, sociable, toujours partant pour jaser, et qui nous racontait qu’il se préparait à aller faire un camp de muay thaï en Thaïlande. Un vrai globe-trotter dans l’âme.
On est allés manger ensemble… et comment dire… s’il y a bien un mythe qui n’en est pas un aux Philippines, c’est que la nourriture peut être difficile. On a mangé des repas… disons, mémorables pour les mauvaises raisons. Mais je dois leur donner ça : les aubergines étaient délicieuses, et les mangues… wow. Clairement les meilleures mangues de ma vie.

Le lendemain, c’était le jour J : la fameuse plongée avec les requins-baleines. Pour être totalement honnête, c’est une expérience que je ne recommande pas, du moins pas comme on l’a vécue. On nous avait vendu ça comme une activité encadrée et respectueuse des animaux, mais une fois sur place, on a vite compris que ce n’était pas si éthique. Les requins sont nourris pour rester dans la zone, ce qui perturbe leur migration naturelle et modifie leur comportement. Ils deviennent dépendants de l’homme, ce qui peut avoir des impacts à long terme sur leur santé et sur l’écosystème.

Et puis, il y avait la foule. Des dizaines de bateaux, des gens partout dans l’eau, tous en train de se battre pour une photo. On s’est sentis un peu comme dans un zoo, sauf que cette fois, c’était nous les visiteurs intrusifs dans l’habitat de ces géants magnifiques. Parce que oui, il faut le dire : voir un requin-baleine de près, c’est impressionnant. C’est énorme, majestueux, presque irréel. Mais malgré l’émerveillement, on est sortis de l’eau avec un malaise, un petit goût amer. Une note à moi-même : la prochaine fois, faire plus de recherches et privilégier des sanctuaires réellement éthiques.
L’autre journée, on l’a passée à faire exactement ce dont on avait besoin après toutes ces émotions : rien. On est allés à la plage, juste pour chiller, se baigner, regarder la mer et laisser le temps passer doucement. Pas de plan, pas d’horaire, juste le bruit des vagues et le soleil sur la peau.
On a aussi beaucoup ri, pour absolument rien. On a tenté de faire des ricochets dans l’eau — et franchement, petit Moineau était bon là-dedans. T’avais Quentin qui partait en mode exploration avec son snorkeling, pendant que moi je me lançais dans une chasse aux bernard-l’ermite complètement improvisée. Bref, chacun sa mission, mais tout le monde dans son élément.
C’était simple, mais parfait. Parfois, les meilleurs moments de voyage, ce ne sont pas les activités spectaculaires, mais ces journées tranquilles où tu respires enfin et où tu réalises à quel point t’es chanceux d’être là.

Oslob est une ville beaucoup plus grande qu’on pourrait le penser en regardant la carte. Elle s’étend sur plusieurs kilomètres le long de la côte, mais heureusement, se déplacer est vraiment facile. Des bus et des vans font constamment le tour de la route principale, et il suffit simplement de lever la main pour qu’ils s’arrêtent — pas besoin d’horaires compliqués ni de réservation. 🚌
En plus des célèbres requins-baleines, la région offre une foule d’activités à faire :
- Aller se rafraîchir aux magnifiques Tumalog Falls, avec leur cascade douce et leur ambiance tropicale
- Visiter un sanctuaire de singes et observer la faune locale dans son habitat naturel
- Explorer des sites historiques comme les Cuartel Ruins, vestiges chargés d’histoire
- Faire du snorkeling dans des eaux cristallines pour découvrir les récifs et poissons tropicaux
- Plonger en bouteille pour explorer les fonds marins plus en profondeur
- Essayer le canyoning dans les cascades voisines pour une dose d’adrénaline
- Partir en kayak le long de la côte et découvrir des plages isolées
- Faire une randonnée jusqu’à des points de vue panoramiques sur la mer
- Tenter le parapente pour admirer la côte vue du ciel
Bref, une destination qui mélange nature, aventure et paysages à couper le souffle.
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