Me revoilà à Manille, encore une fois. Et comme toujours, un immense merci à mon ami Dawson de m’héberger. Ce soir, au programme : piscine, et verres de vino pour fêter… un peu pour tout, en fait. Dans quelques jours, je devrais partir pour l’Inde… mais bon, pas sûre que ça arrive. Déjà, il m’a…

By

Ma dernière virée à Manille

Me revoilà à Manille, encore une fois. Et comme toujours, un immense merci à mon ami Dawson de m’héberger. Ce soir, au programme : piscine, et verres de vino pour fêter… un peu pour tout, en fait. Dans quelques jours, je devrais partir pour l’Inde… mais bon, pas sûre que ça arrive. Déjà, il m’a fallu deux heures pour réussir à payer le visa, il m’envoie un tas de questions absurdes… et à l’heure où j’écris ces lignes, je n’ai toujours pas reçu mon visa alors que mon vol est dans moins de 12 heures.

J’ai rencontré Dawson dans un train, un de ces hasards qui n’en sont pas vraiment un. On était deux voyageurs fatigués par la chaleur et les secousses du trajet. Un échange de regards, un sourire un peu timide… et la glace était brisée. Mes tatouages ont joué leur rôle, il a remarqué et ça a lancé la conversation. C’est là que tout a commencé.

Chez Dawson, verre de vin à la main

Ce que j’ai vite découvert chez Dawson, c’est que c’est un vrai touche-à-tout. Une curiosité presque enfantine, une soif d’apprendre qui ne semble jamais rassasiée. Il peut te parler de la guerre un jour, et le lendemain te raconter les liens politiques avec passion. Avec lui, on ne s’ennuie jamais. Il absorbe le monde avec une intensité contagieuse.

Et puis, il y a ce côté doux et sensible. C’est difficile à expliquer, mais il y a en lui un mélange subtil de douceur, de finesse et de vulnérabilité tranquille. Il n’a pas peur de montrer ses émotions, d’écouter vraiment, de prendre soin. Quand il joue de la guitare… mon dieu. Il gratte les cordes avec une aisance naturelle, instinctive, et sa voix prend au ventre. Ce n’est pas juste de la musique, c’est un langage secret. Je pourrais passer des heures à l’écouter.

Dawson a aussi ce plomb dans la tête qui fait réfléchir. Il est calme, mature, réfléchi. Il questionne, propose, et t’amène à voir le monde autrement. Passer une heure avec lui, c’est ressortir plus intelligent, non pas parce qu’il t’écrase de savoir, mais parce qu’il partage intelligemment. Il est rare, précieux, et profondément humain. Merci d’exister, Dawson, et merci pour tes convictions et ton soutien aux causes qui te tiennent à cœur.

Ce que j’ai aussi découvert chez lui, c’est quelqu’un qui travaille fort pour ce qu’il veut dans la vie. Il a étudié en coopération internationale dans une école en Espagne — une école reconnue pour ce domaine — et en est ressorti avec beaucoup de dettes, qu’il doit encore gérer aujourd’hui. Malgré ça, il continue d’avancer, avec détermination et courage. Je lui souhaite sincèrement le meilleur pour la suite.

Et quelque part, c’est aussi grâce à lui que j’ai découvert mon côté artistique, mon côté un peu plus joueuse de guitare. Avant lui, je n’avais jamais vraiment touché une guitare, ni même pensé que ça pouvait m’intéresser. Il m’a transmis ça, sans forcer, juste par sa passion.

Merci aussi de m’avoir fait découvrir la chanson Arkansas Diamond. Chaque fois que je l’écoute, je pense à lui, à sa douceur, et à cette façon qu’il a de rendre les choses simples et belles.

Mon aventure aux Philippines s’achève bientôt, et je suis déjà nostalgique. Ce mois incroyable fait partie de mon top 3 des pays où j’ai voyagés. Chaque rencontre, chaque sourire, chaque lieu a laissé une trace indélébile.

Les Philippins sont incroyablement gentils. J’en ai eu la preuve sur le ferry Cebu → Manille, où j’ai rencontré Jaisalyne, une femme qui m’a littéralement payé la première classe alors qu’on ne se connaissait pas. Mais ce n’était pas un geste isolé : à Manille, partout où j’allais, il y avait toujours quelqu’un pour m’inviter à manger, me guider, me rappeler de faire attention, ou même proposer de se faire prendre en photo avec moi. Cette générosité et cette chaleur humaine m’ont profondément marquée, et c’est exactement ce qui rend ce pays si unique.

Durant ce mois, j’ai découvert que voyager n’est pas seulement voir des paysages, c’est surtout rencontrer des âmes. À Manille, une ville à la fois fascinante et bouleversante, j’ai été frappée par les contrastes : pauvreté extrême, enfants dormant à même le sol, mais aussi une énergie vibrante et une résilience incroyable. Même dans les coins les plus difficiles, chaque sourire m’a touché.

Puis, les îles paradisiaques : nager aux côtés de tortues marines, croiser un requin-baleine, voir des étoiles de mer flamboyantes et des poissons multicolores dans des eaux cristallines. Des expériences qui restent gravées dans la mémoire.

Et bien sûr, Quentin, mon compagnon de route depuis la Thaïlande, retrouvé aux Philippines. Des amis qui apparaissent au bon moment, sans plan, sans attente, juste une connexion naturelle et profonde. Cette amitié spontanée a rendu le voyage encore plus spécial.

Les randonnées, comme celle dans les rizières classées à l’UNESCO, m’ont reconnectée à l’essentiel : pas de réseau, pas d’électricité, juste des villages où le temps semble arrêté. Des moments simples, intenses, avec les habitants, remplis de paix et de respect mutuel.

Chaque instant aux Philippines a été une immersion dans l’humain et la nature, un mélange de beauté brute, de rencontres sincères et d’aventures inoubliables. Et même si je pars bientôt pour l’Inde — ou peut-être pas, à cause du visa qui traîne — je repars grandie, inspirée et reconnaissante.

Pour l’instant, direction Singapour, et on verra où la route me mènera ensuite. Mais ce mois aux Philippines restera gravé dans ma mémoire pour très longtemps, un vrai coup de cœur ❤️.

Dernier sunset

Laisser un commentaire