Trouver une croisière à Coron, c’est tout un art. Il y a plusieurs compagnies locales, chacune avec ses offres, ses itinéraires et ses prix. Comptez environ 300$ canadien pour trois jours de folie, mais honnêtement, ça vaut la peine de magasiner, parce qu’on peut parfois tomber sur des offres moins chères pour le même confort.…

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Croisière de 3 jours; Coron à Palawan

Trouver une croisière à Coron, c’est tout un art. Il y a plusieurs compagnies locales, chacune avec ses offres, ses itinéraires et ses prix. Comptez environ 300$ canadien pour trois jours de folie, mais honnêtement, ça vaut la peine de magasiner, parce qu’on peut parfois tomber sur des offres moins chères pour le même confort. Prendre note que tout est inclus lors de la croisière : nourriture, alcool pour une soirée (et je vous assure, ça compte), hébergement… bref, tu n’as plus qu’à te laisser porter.

Photo du drone

Le but est simple : une croisière de trois jours sur un bateau philippin traditionnel, appelé “barka”, où l’on navigue de spot en spot dans des eaux turquoises incroyables. Selon la croisière que tu choisis, tu verras quelques variations d’îles et de lagons, mais les incontournables restent généralement les mêmes.

Avant de partir, il a fallu dire adieu à Maéva, Adrien et Dylan, qui avaient booké une autre croisière. Ce qui rendait ce moment encore plus particulier, c’est que j’avais rencontré Maéva et Adrien au Laos… et sans aucune attente, je les ai retrouvés, de façon complètement imprévue, sur mon bateau à Manille. Sérieusement, c’était quoi les chances ? J’espère sincèrement recroiser la route de ces explorateurs sans fin un jour.

Nous, Gabriel, Quentin et moi, partions pour trois jours en mer avec un petit groupe d’une dizaine de personnes. Pauvre Gabriel… le mal de mer l’a accompagné du début à la fin. On a passé le voyage à alterner entre émerveillement et ses crises de vomi, mais toujours avec le sourire quand même lol.

Première journée sur le bateau: un vrai festival de bleus.

On a commencé fort avec des arrêts autour des petites îles et lagons de Coron — falaises de calcaire abruptes, eau translucide, presque irréelle. Dès les premières heures, on plongeait dans un décor qui ressemblait plus à un rêve qu’à quelque chose de réel. Snorkeling au-dessus de coraux encore bien vivants, poissons tropicaux partout autour de nous, et même des tortues qui glissaient lentement sous la surface. À certains endroits, l’eau était tellement claire que t’avais l’impression de flotter dans le vide.

Puis, au fil de la journée, on a navigué d’île en île, s’arrêtant sur des plages complètement désertes, avec du sable blanc et une eau calme, parfaite pour se baigner sans penser à rien. Chaque spot avait sa propre vibe, mais toujours cette même sensation : être minuscule dans un décor grandiose.

Notre groupe donnait clairement le ton du voyage : majoritairement des jeunes, presque tous venus d’Europe, énergiques, et disons-le… pas là pour se coucher tôt. Un vrai crew de party animals.

En soirée, on a accosté sur une île pour dormir dans un campement assez simple, ambiance un peu bohème : petites tentes, matelas de base, rien de luxueux, mais exactement ce qu’il fallait. On partageait la nôtre, mais les voyageurs solos pouvaient demander une tente individuelle via le guide.

Les campements

Et la première soirée… c’était autre chose. Karaoké complètement déchaîné, litres d’alcool (offerts par le bateau pour l’occasion), musique, rires, discussions qui s’étirent avec des gens venus des quatre coins de l’Europe. L’énergie était contagieuse. Quentin, Gabriel et moi, on a formé un trio… et pas n’importe lequel : on s’est lancés dans My Heart Will Go On de Céline Dion comme si notre réputation en dépendait. Disons que c’était moins une performance vocale qu’un véritable spectacle dramatique : yeux fermés, mains sur le cœur, intensité à 200 %. À un moment, on était tellement investis qu’on aurait presque pu recréer la scène mythique de Titanic… sauf que niveau justesse, on était clairement en train de couler avec le bateau. Bref, un désastre musical, mais un chef-d’œuvre comique.

Deuxième journée, difficile pour nos têtes après la fête. Mais qui a besoin de sommeil quand l’aventure t’attend ? Lever tôt, coucher tard, et cap sur une île paradisiaque. Sable blanc, eau turquoise, palmiers qui dansent au vent… le décor parfait pour jouer aux explorateurs des temps modernes.

Après l’exploration, place à la plongée. Masque sur le nez, palmes aux pieds, je me suis laissée porter par l’eau chaude et cristalline. Là-dessous, c’était un vrai festival : étoiles de mer colorées, poissons scintillants, et créatures encore plus surprenantes. Magique, irréel. Et oui, on a encore croisé des tortues. On aurait pu même tomber sur des requins-baleines, mais le destin avait d’autres plans.

La soirée ? Oh, la soirée. Encore du karaoké, encore de l’alcool, encore des rires. Feu de camp, discussions jusqu’à tard, et séances photos improvisées façon mannequins avec les gens de la croisière.

Mais au milieu de tout ce chaos festif, il y a eu une parenthèse. Quentin et moi, assis un peu à l’écart, juste à côté du feu, face à la mer. Le bruit des vagues en fond, les flammes qui dansaient devant nous… et une conversation qui est venue nous chercher plus loin que le reste.

On a parlé de tout ce qu’on ne dit pas d’habitude. De nos doutes, de ces moments où tu avances sans trop savoir pourquoi, des choix qu’on repousse parce qu’ils font peur. De qui on est quand on enlève le voyage, les distractions, le bruit. Il y avait quelque chose de très vrai, sans filtre. Pas besoin d’impressionner, pas besoin de jouer un rôle. Juste être là, à dire les choses comme elles viennent.

On a aussi parlé d’avenir, mais pas dans le sens classique. Plus dans le sens : qu’est-ce que tu veux vraiment, au fond ? Qu’est-ce que t’évites de regarder en face ? Et étrangement, au lieu d’être lourd, c’était apaisant. Comme si mettre des mots sur tout ça rendait les choses plus claires.

Je garderai certains détails pour moi. Mais je peux dire que cette discussion m’a fait réfléchir autrement, m’a ramenée à des décisions que je n’osais pas prendre. Et une fois de retour au Canada, ça a eu un vrai impact. Des actions concrètes, presque comme une continuité naturelle de ce moment-là.

Merci Quentin de m’avoir offert ça. Parce qu’au-delà du voyage, c’est ce genre de moment qui reste. Et qui change quelque chose.

Et au-delà de ça, ça a solidifié notre lien d’une façon difficile à expliquer. C’est fou… Quentin, c’est comme une âme sœur, mais version amicale.

Une personne a vraiment marqué cette croisière : notre fameux “Mohamed du Kenya” (pas son vrai nom). C’est juste une blague qu’on a inventée au début et qui est restée tout le voyage. Ce type était absolument hilarant, faisait n’importe quoi et mettait une ambiance de dingue… mais il a aussi passé toute une soirée à vomir, pauvre Quentin qui partageait sa tente et a dû survivre à ça en dormant à côté. On le surnomait également le Banker, car il travaillait dans une banque. Le contraste avec notre barka pas du tout luxueuse, l’ambiance du campement et ses crises improvisées… franchement, c’était inoubliable..

Bref, cette croisière, c’est simple : trois jours de mer, soleil, fous rires, plongée et rencontres improbables, à partager avec des gens venus du monde entier. Une expérience que je recommande à tout le monde… sauf ceux qui ont le mal de mer, à moins que vous aimiez le style Gabriel.

Mais au-delà des aventures et des fous rires, cette croisière, c’était aussi du pur relax. On passait nos journées à juste s’asseoir sur le bateau, à plonger dans l’eau turquoise quand l’envie nous prenait, ou à regarder le soleil se lever et se coucher sur l’horizon. Entre deux siestes et quelques repas, le temps semblait ralentir, et chaque instant devenait une petite bulle de bonheur.

Et parlons de la nourriture, parce que oui, pour une croisière locale, c’était vraiment excellent. Repas frais, variés, savoureux… on se régalait à chaque occasion. L’équipage était également au top : toujours souriant, à l’écoute de nos demandes, prêt à nous aider ou à arranger un petit détail pour que notre séjour soit parfait. On avait l’impression d’être choyés tout en restant simples et proches de l’océan.

Au final, cette partie de la croisière était un équilibre parfait entre détente, plaisir et petits moments magiques, exactement ce qu’on espérait en quittant Coron.

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