Quitter Koh Samui pour rejoindre Krabi, ce n’est pas juste un déplacement, c’est presque un changement de chapitre. On passe d’une île à une autre, mais surtout d’une ambiance à une autre. Pour s’y rendre : ferry jusqu’au continent, puis bus ou van jusqu’à Krabi. Des heures de transport, des snacks douteux, des paysages qui…

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Krabi et Railay Beach

Quitter Koh Samui pour rejoindre Krabi, ce n’est pas juste un déplacement, c’est presque un changement de chapitre. On passe d’une île à une autre, mais surtout d’une ambiance à une autre. Pour s’y rendre : ferry jusqu’au continent, puis bus ou van jusqu’à Krabi. Des heures de transport, des snacks douteux, des paysages qui défilent… et cette satisfaction étrange d’avoir mérité son arrivée.

Notre première soirée à Krabi restera gravée pour une raison bien simple : aujourd’hui, papi a payé la traite à doudoune. Et honnêtement, après une journée de transport, un festin digne d’un roi backpacker nous attendait : pizza, salade César, frites — un mélange culinaire qui ferait pleurer un chef italien, mais qui, sur le moment, avait le goût du paradis. Mais le clou de la soirée, ce n’était pas la nourriture. C’était Laurent, un Français d’environ 60 ans, assit à la table d’à coté. Son métier? Un hypnotiseur, rien de moins. On a discuté longtemps, profondément, comme si le temps s’était mis en pause juste pour nous laisser réfléchir.

Il m’a amenée à aborder avec mon papi des sujets que je n’avais jamais osé toucher — sa vie, ses sacrifices, tout ce qu’il a mis entre parenthèses pour nous. Des conversations qu’on ne planifie pas, mais qui nous changent un peu pour toujours. Merci Laurent pour ce moment suspendu. Qui sait, peut-être qu’on se recroisera un jour en Inde.

Le lendemain, direction Railay Beach, l’un des joyaux de la région. Pour s’y rendre, il faut passer par le Krabi Pier. De là, des bateaux font l’aller-retour toute la journée. Pas de pont, pas de route : seulement la mer et ces fameuses longues-queues qui tanguent juste assez pour te rappeler que tu n’es pas sur un autobus. Railay, c’est une petite péninsule coincée entre falaises calcaires et eau turquoise, accessible uniquement par bateau. Une mini-île qu’on peut explorer à pied, ce qui la rend encore plus magique. Malgré le tourisme, c’est devenu l’une de mes préférées.

Photo tirée d'un article de blog de voyage
Papi et moi, heureux

J’ai décidé de grimper jusqu’au point de vue. Sur papier, ça semble simple. En réalité, c’est une montée raide, boueuse, avec des cordes installées pour t’aider à ne pas glisser comme une nouille mouillée. Les souliers sont obligatoires, et même avec ça, chaque pas est un mini pari avec la gravité. Mais une fois en haut… wow. Une vue irréelle sur les falaises, la mer et les plages en croissant. Le genre de panorama qui te fait oublier instantanément que tu as failli mourir trois fois en montant.

Même si l’île est petite, elle est parsemée de pancartes indiquant où aller et quoi faire. Il y a plusieurs choses à explorer et à voir, des coins de plage cachés aux petits chemins menant à des points d’intérêt inattendus. On pourrait facilement passer la journée à découvrir ses secrets sans jamais s’ennuyer.

Après l’effort, la récompense : la plage. Eau chaude, sable fin, et ce calme étrange malgré le monde. J’ai enfilé mon masque pour faire un peu de snorkeling, sans trop d’attentes… et finalement, j’ai vu une quantité impressionnante de faune marine. Des poissons de toutes les couleurs, des coraux, une vraie petite ville sous-marine. Et comme si ce n’était pas assez, on a même vu un perroquet dans les arbres en sortant de l’eau.

Photo tirée d'un article de blog de voyage

Ce qui m’a surpris à Railay Beach, c’est son petit centre, presque caché entre les plages. Une rue principale bordée de bars en bambou, de lumières tamisées et de musique reggae en fond… l’ambiance est clairement hippie, chill et un peu hors du temps. On y trouve des restos, des bars sur le sable et des endroits où les voyageurs passent des heures à discuter pieds nus, un cocktail à la main. Certains bars affichent ouvertement des menus avec des « happy shakes », faite avec des champignons magiques, ce qui fait partie de la réputation un peu rebelle de Railay. C’est étrange, fascinant, et ça donne à l’endroit un côté bohème qu’on ne retrouve pas partout en Thaïlande. Même sans consommer, juste se promener le soir dans cette rue, avec les lanternes, les odeurs de nourriture et le mélange de langues du monde entier, c’est une expérience en soi. On a l’impression d’être dans un petit village secret de routards, perdu entre jungle et mer.

Le centre de Railay

Krabi, ce n’est pas seulement une escale vers les îles. C’est une destination en soi. Voici quelques activités qui valent vraiment le coup :

  • Monter les Tiger Cave Temple et ses 1 200 marches pour une vue spectaculaire (et une séance de cardio non sollicitée).
  • Faire du kayak dans les mangroves d’Ao Thalane, entre falaises et silence.
  • Partir en excursion vers les îles voisines comme Hong Islands ou les célèbres îles Phi Phi.
  • Explorez les sources d’eau chaude d’Emerald Pool, une piscine naturelle d’un vert presque irréel.

Krabi, c’est ce mélange parfait entre aventures, repos et rencontres improbables. On y vient pour les paysages, mais on en repart avec des conversations, des souvenirs et parfois même des révélations qu’on ne s’attendait pas à vivre en mangeant une pizza avec son grand-père. Et franchement, c’est peut-être ça, le vrai voyage. 🌍✈️

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