Koh Phi Phi – l’île qui ressemble à un décor de film (et qui l’est littéralement). Après quelques jours à Krabi, on a décidé de prendre la direction de Koh Phi Phi, une destination que je voyais partout sur Instagram et dans les films, mais que je n’arrive pas encore à imaginer en vrai. Depuis…

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Koh Phi Phi

Koh Phi Phi – l’île qui ressemble à un décor de film (et qui l’est littéralement). Après quelques jours à Krabi, on a décidé de prendre la direction de Koh Phi Phi, une destination que je voyais partout sur Instagram et dans les films, mais que je n’arrive pas encore à imaginer en vrai.

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Depuis Krabi, pour se rendre à Koh Phi Phi, c’est assez simple : il suffit de prendre un ferry au port. Il y a plusieurs départs par jour, et le trajet dure environ 1h30 à 2h selon le bateau. Le ferry est clairement l’option la plus populaire, et honnêtement, déjà pendant la traversée, tu comprends que tu t’en vas dans un endroit spécial : l’eau devient de plus en plus turquoise, et des formations rocheuses gigantesques apparaissant à l’horizon. Ça donne tout de suite une ambiance de petite île coupée du monde, même si en réalité… il y a beaucoup, beaucoup de touristes.

Koh Phi Phi, c’est probablement une des îles les plus connues de Thaïlande. Les falaises de calcaire qui plongent directement dans la mer, l’eau claire, les longues plages de sable blanc… c’est magnifique, vraiment. Mais il faut être honnête : c’est aussi très touristique. Bars, restos, agences de tours, musique, bateaux partout… C’est le genre d’endroit où la beauté naturelle est incroyable, mais où tu partages le paysage avec des centaines d’autres voyageurs. Et malgré ça, ça reste impressionnant. Parce que même avec du monde, le décor est tellement grandiose qu’on oublie presque la foule.

Il faut aussi savoir qu’il y a Koh Phi Phi Don, la plus grande et habitée, où se trouvent les hôtels, restaurants et la majorité des activités, et Koh Phi Phi Leh, plus petite et inhabitée, célèbre pour ses criques et plages de rêve comme Maya Bay, rendue célèbre par le film The Beach. Chacune a son charme et sa beauté unique, et beaucoup de voyageurs font des excursions pour découvrir les deux.

Dès le lendemain, on est partis en excursion pour voir Maya Bay, la fameuse baie rendue mondialement connue par le film The Beach. Rien que le nom donne déjà l’impression d’un endroit un peu irréel, comme une image qu’on a trop vue en photo pour croire qu’elle existe vraiment.

Pour réserver, rien de compliqué : sur l’île, tu marches quelques minutes et tu es littéralement abordé de partout. Des petits kiosques, des agences, des gens qui vendent des tours directement dans la rue ou près des plages. Tout est très informel, très flexible. On a fini par prendre un tour pour environ 20 $ CAD par personne, pour une journée complète, repas inclus. Franchement, imbattable.

Le matin, on embarque sur un bateau avec d’autres voyageurs. Le genre de longtail boat ou de speedboat selon les tours, avec le bruit du moteur, le vent salé, et cette sensation de partir vers quelque chose d’inconnu mais très attendu. En chemin, on traverse des eaux turquoise, des formations rocheuses qui sortent de la mer, et déjà tu comprends pourquoi cet endroit est si célèbre. Quand on arrive à Maya Bay, c’est… spécial. Et là, je comprends pourquoi tout le monde en parle. La baie est entourée de falaises immenses qui forment comme un amphithéâtre naturel autour de l’eau. L’eau est d’un turquoise presque irréel, et le sable est blanc et fin comme de la farine. C’est le genre de paysage que tu vois en photo et que tu crois retouché… jusqu’à ce que tu sois debout dedans. Aujourd’hui, on ne peut plus s’y baigner, justement parce que l’écosystème avait été trop abîmé par le tourisme de masse. La baie a même été fermée pendant plusieurs années pour permettre à la nature de se régénérer. Sur le moment, j’étais un peu déçue de ne pas pouvoir me jeter à l’eau, mais en même temps, quand tu vois la fragilité du lieu, tu comprends pourquoi ils ont pris cette décision.

Mais même juste marcher sur le sable et observer le paysage donne une impression assez forte. En marchant dans l’eau peu profonde près du rivage, j’ai eu la surprise de voir des bébés requins nager tranquillement. C’était complètement magique. Ils étaient minuscules et totalement inoffensifs, et pour moi, qui adore les requins, c’était un vrai rêve de pouvoir en voir un d’aussi près. Honnêtement, c’est un des paysages les plus beaux que j’ai vus de toute ma vie. Rien que pour Maya Bay, le détour vaut la peine.

Le reste de la journée est une succession d’arrêts : snorkeling dans des eaux claires, petites baies cachées, repas simple servi sur le bateau ou sur une île, et moments où tu restes juste à regarder la mer sans trop parler. C’est une journée facile, lumineuse, presque légère. Et encore une fois, pour un prix aussi bas, tu as l’impression de vivre quelque chose de beaucoup plus grand que prévu.

Un autre moment fort de mon passage à Koh Phi Phi, ça a été la plongée. On a réservé avec une petite compagnie directement sur le bord de la plage — je ne me rappelle plus du nom, mais honnêtement, il y en a partout sur l’île, donc impossible de passer à côté. Tout se fait hyper facilement, un peu à la “backpacker style” : tu marches, tu choisis, et quelques heures plus tard tu te retrouves déjà dans l’eau. Dans mon souvenir, je crois qu’on a payé 30$ CAD, tout compris, pour une journée complète.

Et là… wow.

Sous l’eau, c’était comme entrer dans un aquarium géant. Des poissons de toutes les couleurs, des coraux, des bancs qui bougent comme une seule masse vivante, et même des petits poissons Nemo dans leur habitat naturel. Et puis, moment un peu plus “surprise” : des bébés requins à pointe noire qui passent tranquillement autour de nous, comme si de rien n’était. Au début, mon cœur battait super vite. Entre l’excitation et le petit stress de ne pas trop savoir ce que je faisais, j’étais clairement en mode “wow ok c’est réel ça ?”. Mais très vite, la peur laisse place à la fascination. Tout devient calme, presque silencieux. Juste toi, l’eau, et ce monde complètement différent.

Et puis… il y avait papi.

Lui aussi est entré dans l’eau avec un mélange de curiosité et de “bon on va voir ce que ça donne”. Au début, il essayait d’être brave, genre petit sourire tranquille, regard déterminé, tout ça. Mais après quelques minutes sous l’eau, entre les poissons qui passent partout et l’immensité du truc… on voyait clairement dans ses yeux le moment de réflexion intérieure : “ok… c’est peut-être pas mon activité préférée.” Et puis il a fini par lâcher un honnête et très digne : “c’est pas pour moi ça ” avant de remonter doucement, avec une élégance absolument parfaite pour quelqu’un qui vient de déclarer forfait face à un poisson.

Honnêtement, c’était encore mieux comme ça. On a fini l’activité chacun à notre rythme : moi complètement hypnotisée par le monde sous-marin, et lui tranquillement à observer depuis la surface, déjà content d’avoir essayé.

Et au final, si tu vas à Koh Phi Phi, la plongée ou même le snorkeling, c’est vraiment une activité à ne pas manquer. Mais clairement… ça aide d’avoir un petit esprit d’aventurier. Ou au minimum, pas trop peur des poissons qui te regardent dans les yeux lol.

On a également fait un tour de bateau pour voir les différents points de vue et lagons autour de l’île. Et c’est là que tu réalises à quel point les paysages sont variés : falaises abruptes, petites criques cachées, grottes, plages désertes (ou presque).Chaque arrêt donne l’impression d’être une nouvelle carte postale. Le seul bémol, encore une fois, c’est le nombre de bateaux. Par instants, tu as l’impression d’être dans un parking flottant. Mais malgré ça, la beauté naturelle reste impressionnante et ça vaut vraiment le coup.

Parmi toutes les excursions, celle qui m’a le plus marqué, c’est Bamboo Island. Contrairement à Koh Phi Phi, cette île est beaucoup plus calme, avec une grande plage de sable blanc et une eau peu profonde parfaite pour se baigner et faire du snorkeling. L’ambiance y est plus relax, plus sauvage, et on sent vraiment qu’on est sur une petite île tropicale. Encore une fois, des miliers de stands dans la ville te proposera le tour. On a payé environ 20$ CAD tout inclus, pour la journée.

À un moment, je suis partie nager avec mon masque pour observer les poissons… et j’ai complètement perdu la notion du temps. J’étais tellement absorbée par ce que je voyais sous l’eau que je ne regardais plus du tout la plage. Les coraux, les bancs de poissons, les jeux de lumière… j’étais ailleurs. Et puis, je lève la tête… et j’entends papi crier mon nom au loin. Le bateau était sur le point de repartir sans nous. Grosse panique. J’ai nagé aussi vite que j’ai pu, en mode survie, pendant que tout le monde sur le bateau me regardait arriver comme si j’avais disparu pendant une heure. Avec le recul, c’est drôle… mais sur le moment, j’étais persuadée que j’allais rester coincée sur Bamboo Island.

Mais honnêtement… ce genre de situation me ressemble un peu trop. Je suis une fine exploratrice. Dès que je suis dans la mer, sur une île ou dans une jungle, je disparais complètement. Je pars explorer, je m’éloigne, je perds la notion du temps… parfois pendant des heures. Une vraie enfant, incapable de rester en place. Mais c’est aussi exactement ça que voyager fait en moi : ça me rend mon cœur d’enfant. Ça transforme chaque endroit en terrain de jeu, chaque détour en découverte, chaque moment en petite aventure personnelle que je n’ai pas envie de finir trop vite.

Koh Phi Phi, c’est un mélange étrange : d’un côté, des paysages parmi les plus beaux que j’ai vus en Thaïlande, et de l’autre, une île extrêmement touristique, bruyante et parfois chaotique. Mais même avec ça, certaines expériences — comme Maya Bay, la plongée ou Bamboo Island — restent gravées dans ma mémoire. C’est le genre d’endroit que je suis vraiment content d’avoir vu au moins une fois dans ma vie, parce que certains paysages semblent presque trop beaux pour être réels.


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