Quitter la Thaïlande, ça ne s’est pas fait en douceur. Comme si ce pays voulait me tester une dernière fois, il nous a offert 15 FUCKING heures de bus entre Phuket et Bangkok. Oui, on aurait pu prendre l’avion. Oui, c’était plus rapide. Mais on vote pour le bus (au grand désespoir de papi lol).…

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Bangkok; réflexions d’une backpackeuse au cœur plein

Quitter la Thaïlande, ça ne s’est pas fait en douceur. Comme si ce pays voulait me tester une dernière fois, il nous a offert 15 FUCKING heures de bus entre Phuket et Bangkok. Oui, on aurait pu prendre l’avion. Oui, c’était plus rapide. Mais on vote pour le bus (au grand désespoir de papi lol). Pourquoi ? Parce que c’était moins cher… et que j’adore les transports, pour être honnête. Il y a quelque chose de spécial dans ces longues heures de route. Tu regardes le paysage changer, les villes disparaître, les montagnes apparaître, les lumières de nuit, les gens qui montent et descendent. Moi, j’en profite pour penser, pour écouter ma musique, pour observer, pour me perdre dans mes pensées. C’est comme une pause entre deux chapitres de vie. Mais bon… ce n’était pas la meilleure journée étant une femme, si vous voyez ce que je veux dire. Disons que les 15 heures m’ont encore plus longues que prévu, et que j’avais juste hâte d’arriver. Et puis finalement, Bangkok.

Après cette éternité sur la route, nous voilà de retour dans cette ville que je pourrais probablement explorer pendant 10 ans sans jamais m’en lasser. Bangkok, c’est le chaos, la chaleur, le bruit, les odeurs, la nourriture, les temples, les néons… et j’aime tout ça. CALIS QUE JE T’AIME BANGKOOOOOOKKKKKK. Je suis une fan finie de photo, et cette ville, c’est un terrain de jeu pour les yeux.

Des ruelles minuscules, des marchés éclatés de couleurs, des gratte-ciels qui côtoient des maisons en bois, des moines en robe orange qui marchent à côté de touristes perdus… J’en ai pris plein la gueule — et plein la carte mémoire. On a aussi fait un dernier arrêt à notre restaurant préféré. Vous savez, celui où il y a toujours ce chanteur qui met une ambiance parfaite, et cette pizza absolument incroyable. Un problème ? Je suis vraiment poche pour me souvenir des noms, alors évidemment… je n’ai aucune idée comment le restaurant s’appelait. Mais dans ma tête, ça reste notre spot à Bangkok, et ça suffit.

Papi, à son resto pref

Ce voyage en Thaïlande n’était pas juste un voyage. C’était un vrai voyage à mon image : sac à dos, imprévisible, intense, rempli de détours et de moments aléatoires. Mais cette fois, je ne le vivais pas seule. Je le vivais avec mon papi. Pour lui, c’était une première. Pour moi, c’était une routine. Et pourtant, on s’est retrouvé à mi-chemin, quelque part entre son monde et le mien.

On a passé plusieurs semaines, à dormir dans des endroits parfois douteux, à se perdre, à rire, à découvrir des plats qu’on ne savait même pas comment prononcer. On a appris à se redécouvrir autrement, en dehors du quotidien, en dehors de nos rôles habituels. Juste deux humains qui explorent le monde. Voyager avec un parent, c’est étrange au début. Tu redeviens un peu un enfant, mais en même temps, tu es la personne qui sait comment tout fonctionne.

Tu guides, tu rassures, tu expliques… et parfois, tu réalises que tu es devenu la personne forte dans la relation. Ce voyage nous a rapprochés d’une façon que je ne pensais pas possible. Sur un partage des silences, des peurs, des émerveillements. On s’est vus fatigués, perdus, heureux, frustrés… et on a continué quand même.

Et là, le moment que j’attendais et que je redoutais en même temps : quitter la Thaïlande. Ce pays m’a marqué. Il m’a défié, il m’a fait rire, il m’a fait sortir de ma zone de confort des dizaines de fois. Et comme chaque fin de voyage, il y a ce mélange bizarre de tristesse et d’excitation. Parce que la prochaine étape m’attend déjà : les Philippines.

Je m’envole pour rejoindre Quentin… et le fameux Dawson, rencontrés complètement par hasard lors d’un trajet en train à Kanchanaburi. Comme quoi, dans ce genre de voyage, les rencontres les plus importantes arrivent souvent quand tu t’y attends le moins — dans un wagon, en sueur, avec un sac trop lourd et aucune idée de ce qui t’attend.

Alors voilà. La Thaïlande se termine ici, à Bangkok, dans le bruit des tuk-tuks et les lumières des 7-Eleven ouverts toute la nuit. Et moi, je répare encore, sac sur le dos, cœur plein, direction un autre pays, une autre aventure, une autre version de moi-même. Merci pour tout, Thaïlande. Tu as été chaotique, magnifique, épuisante et inoubliable.✈️

Photo tirée d'un article de blog de voyage
Moi qui admire pour une dernière fois les joyaux thailandais

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